•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une salle d'entrevue hors de l'ordinaire pour les victimes d'abus sexuels

Un canapé et un fauteuil dans une petite salle

La salle d'entrevue des victimes de violences sexuelles ou de traite de personnes ressemble à un salon d'une résidence pour améliorer le confort des personnes qui y sont interrogées.

Photo : CBC/Logan Turner

Radio-Canada

Un tapis à poils, un grand canapé bleu, des peintures représentant l’eau et la nature ainsi que de nombreux coussins, c’est ce à quoi ressemble la nouvelle salle d’entrevue des survivantes de violences sexuelles et de la traite de personnes à Thunder Bay.

Le Centre de lutte contre les violences sexuelles et la police de Thunder Bay disent vouloir mettre ces personnes à l’aise en les interrogeant et les mettre au coeur du processus d’enquête.

Avant, avec les services de sécurité publique, l’enquête sur le crime vient en premier. Mais maintenant, nous voulons aussi nous assurer de veiller aux intérêts de la victime, indique le détective-inspecteur John Fennell du Service de police de Thunder Bay.

Nous voulons nous assurer que [les victimes] se sentent écoutées et qu’elles soient confortables parce qu’à bien y penser, elles racontent à un étranger des détails très intimes.

John Fennell, détective-inspecteur de la police de Thunder Bay

La directrice générale du Centre de lutte contre les violences sexuelles de Thunder Bay, Deborah Dika, — qui qualifie la salle d’entrevue de douce — rappelle que le taux de signalement des incidents d’abus sexuels est faible. Elle estime qu’un tel espace peut encourager les survivantes à dénoncer les agressions dont elles ont été victimes.

Nous savons que cela arrive dans notre ville et nous voulons y mettre fin. Alors comment pouvons-nous y arriver si nous continuons de ne pas signaler [les cas de violences] et de voir ça comme honteux, ou si la victime croit que c’était de sa faute. Ce mythe est toujours présent, explique Mme Dika.

Une femme assise sur un canapé

Deborah Dika est la directrice générale du Centre de lutte contre les violences sexuelles de Thunder Bay.

Photo : CBC/Logan Turner

La salle opérationnelle depuis février a été créée grâce à un financement d’environ 315 000 $ du gouvernement provincial, qui permettra aussi à la police de mettre en place une formation axée sur les violences et les traumatismes qui peuvent en découler.

L’argent servira également au recrutement d’un employé à temps partiel qui aura la responsabilité d’aider les survivants à avoir accès à des services de soutien communautaires.

Il y a évidemment des services extérieurs qui sont mieux préparés que nous pour aider les victimes à long terme, veiller à leurs besoins psychologiques et immédiats, note le détective-inspecteur John Fennell.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !