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Val-d’Or perd sa seule salle de quilles

Un homme sourit devant la pancarte du salon de quilles Maxima.

Steve Bibeau, passionné de quilles, se dit déçu de la fermeture de la seule salle de quilles à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La crise de la COVID-19 a eu raison de la salle de quilles Maxima de Val-d’Or, qui a annoncé sa fermeture définitive il y a quelques semaines.

Le propriétaire André Gervais cite la pénurie de main-d’oeuvre et les difficultés financières liées à la pandémie pour expliquer sa décision. Celui qui a ouvert l’établissement en 1991 et qui était de retour à la barre depuis 2010 ne cache pas la tristesse qu'il ressent pour tous les mordus de cette activité à Val-d’Or.

C’est pareil comme perdre son bébé, lance-t-il. Avant que la COVID arrive, j’en étais rendu à travailler de 100 à 110 heures par semaine parce qu’on ne pouvait pas trouver d’employés, affirme-t-il. Aussi, je n’ai pas réussi à avoir un accord satisfaisant avec le propriétaire de la bâtisse pour du long terme. Avec les comptables, on a évalué qu’on n’y arriverait jamais. Avec toutes les restrictions qui sont imposées par la COVID, ça me confirme qu’on n’aurait pas pu passer au travers à long terme.

Une salle de quilles avec des outils de construction en train d'être démantelée.

Le salon de quilles Maxima ferme ses portes pour de bon.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Steve Bibeau

André Gervais ajoute que les quilles demeuraient fort populaires à Val-d’Or avant la pandémie, autant pour les compétiteurs que pour Monsieur et Madame Tout-le-monde. On avait vraiment un bon noyau de joueurs qui pouvaient rivaliser avec n’importe qui au Québec, explique-t-il. Nos ligues réunissaient environ 375 personnes et le jeu libre était encore plus populaire.

Se déplacer jusqu'à Amos ou Rouyn-Noranda

Avec cette fermeture de la seule salle à Val-d’Or, les mordus des quilles devront faire le voyage vers Amos ou Rouyn-Noranda s’ils veulent poursuivre leur passion ou encore s’entraîner pour des compétitions.

C’est le cas de Steve Bibeau, qui a accueilli la nouvelle avec surprise et déception.

C’est vraiment dur à prendre, souligne celui qui disputait de 15 à 21 parties par semaine au Maxima. C’est ma passion d’hiver, et j’ai plein d’amis qui sont dans le même bateau. On ne sentait pas que c’était en danger. Au contraire, on voyait une croissance avec beaucoup de nouveaux joueurs. On se doutait que ça allait fermer pour un certain temps, mais pas définitivement.

Compétiteur de haut niveau, Steve Bibeau rêve maintenant de voir poindre un projet de nouvelle salle à Val-d’Or puisque les installations des 16 allées du Maxima sont en voie d’être démantelées.

Je pense qu’une salle de 12 allées pourrait bien fonctionner à Val-d’Or, avance-t-il. Ça demeure des rumeurs, mais on rêve de voir ça construit dans le secteur du Belvédère, avec le curling et le golf. En attendant, on va voyager à Rouyn-Noranda. Je n’ai pas le choix, c’est ma passion et je veux continuer à jouer au niveau provincial.

André Gervais doute cependant de revoir des quilles à Val-d’Or de sitôt. Je ne pense pas que ça pourrait être rentable de construire une nouvelle salle. Les coûts seraient vraiment très élevés, conclut-il.

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