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La frontière canado-américaine demeurera fermée jusqu'au 21 septembre

Un véhicule des Douanes et de la Protection des frontières des États-Unis, devant le pont Ambassador.

Un véhicule des Douanes et de la Protection des frontières des États-Unis, devant le pont Ambassador.

Photo : CBP Great Lakes

Radio-Canada

La frontière canado-américaine demeurera fermée pour les voyages non essentiels jusqu'au 21 septembre, soit un mois de plus que ce qui était prévu jusqu'à présent.

La nouvelle a été annoncée sur Twitter par le secrétaire américain à la Sécurité intérieure par intérim, Chad Wolf, puis confirmée par le ministre canadien de la Sécurité publique, Bill Blair.

Nous continuons de travailler avec nos partenaires canadiens et mexicains pour ralentir la propagation de la COVID-19, a écrit M. Wolf.

En conséquence, nous avons convenu d'étendre les restrictions aux voyages non essentiels aux points d'entrée terrestres jusqu'au 21 septembre.

Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens, a pour sa part indiqué le ministre Blair.

La fermeture de la frontière canado-américaine est renouvelée de mois en mois depuis qu'elle a été décidée pour la première fois à la mi-mars.

Elle explique en partie les importantes difficultés de l'industrie touristique canadienne, qui a déjà été privée d'importants revenus pour la saison estivale.

Selon des données publiées en février par l’Association de l’industrie touristique du Canada, 15 des 22 millions de touristes venus au pays l'an dernier provenaient des États-Unis.

Un irritant pour les exportateurs

Cette décision n'entrave pas le passage des biens essentiels – comme la nourriture, le carburant et les médicaments – ni de nombreux autres produits, qui demeure maintenu afin de garantir la sécurité des chaînes d'approvisionnement.

Toutefois, les travailleurs qui livrent ces biens aux États-Unis ou qui s'y rendent pour d'autres raisons doivent se soumettre à une quarantaine de 14 jours lorsqu'ils rentrent au Canada.

Et ça, ça fait en sorte que les gens vont limiter les déplacements de leurs employés, signale Véronique Proulx, présidente-directrice générale de Manufacturiers et exportateurs du Québec. On ne peut pas se permettre de ne pas avoir quelqu’un sur le plancher sur l’usine pendant deux semaines, surtout lorsque les gens ne peuvent pas faire leur travail en télétravail.

Les travailleurs dans le secteur manufacturier sont reconnus comme des travailleurs essentiels, donc ils ont le droit de se déplacer, explique-t-elle entrevue à ICI RDI. Et souvent, les gens vont y aller soit, par exemple, pour installer un nouvel équipement dans une usine américaine, soit pour faire de la maintenance, soit pour faire certaines vérifications parfois dans leurs propres usines.

Ce qu’on souhaiterait, c’est que le gouvernement fédéral puisse mettre en place des tests de dépistage pour les gens qui reviennent des États-Unis.

Véronique Proulx, PDG, Manufacturiers et exportateurs du Québec

Alors, ceux qui auront le test et pour qui ce n’est pas positif, ils pourront réintégrer le travail, dit Mme Proulx.

Elle mentionne aussi les cadres qui préféreraient rencontrer des clients en personne plutôt qu'en mode virtuel, en particulier pour accéder à de nouveaux marchés.

Ces tests de dépistage au retour permettraient aux gens de reprendre leurs affaires, de reprendre le développement de marchés, dit Véronique Proulx. Ça n’aura pas un impact à court terme sur le secteur manufacturier. Mais on peut s’attendre à ce que dans six mois, un an, deux ans, on ressente l’impact de ne pas avoir pu poursuivre le développement des affaires [aux États-Unis]. C’est notre principal partenaire et c’est important d'y avoir accès.

Là, on parle du 21 septembre, mais ça pourrait durer plus longtemps.

Véronique Proulx, PDG, Manufacturiers et exportateurs du Québec

Les États-Unis sont l'un des pays les plus durement touchés au monde par la COVID-19, avec plus de 5 millions de cas officiellement recensés. Quelque 50 000 personnes y sont actuellement infectées chaque jour.

Le Canada, neuf fois moins populeux que son voisin, recense pour sa part plus de 120 000 cas de COVID-19 et enregistre moins de 500 nouveaux cas au quotidien depuis le début de la semaine.

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