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Mort de Serenity : le chef d'accusation contre les tuteurs de la fillette tombe

Serenity, 4 ans.

La petite Serenity est morte en septembre 2014 alors qu'elle était placée sous la tutelle de proches de sa mère.

Photo : Photo fournie à CBC/Radio-Canada

Radio-Canada

Les accusations contre les tuteurs de la petite Serenity, une fillette autochtone de 4 ans morte en 2014 à la suite de blessures subies lorsqu’elle vivait sous la tutelle de proches de sa mère, sont tombées jeudi.

Le grand-oncle et la grand-tante de la fillette, à qui les services sociaux avaient confié la garde de Serenity, de son frère et de sa soeur, n'avaient fait l'objet que d'une seule accusation : celle de ne pas avoir fourni le minimum nécessaire à l'existence de la petite Serenity.

L'accusation avait été suspendue par la Couronne albertaine en août 2019. Elle est finalement tombée jeudi.

La mère de la fillette, dont l'identité ne peut être révélée pour protéger l'identité de ses autres enfants, s'est dite attristée par la nouvelle.

Je me demande toujours pourquoi le système de justice a laissé tomber ma fille et ses frère et soeur, déplore la mère.

Cette dernière croit également que le cas de sa fille aurait peut-être été traité autrement si elle n’avait pas été Autochtone.

Je n’aime pas parler d'appartenance ethnique, ce n’est pas mon genre, mais en même temps, l’injustice parle d’elle-même, dit-elle.

Système de protection de l’enfance : quelle responsabilité?

Les tuteurs de Serenity ont toujours maintenu que la fillette était tombée accidentellement d’une balançoire.

Dans une déclaration par courriel relayée par son avocat, Robert Lee, la grand-tante de la fillette s’est dite soulagée que l’accusation soit tombée.

Chaque fois que l’affaire est mentionnée par les médias, cela touche toute sa famille parce que les gens pensent à tort que la famille a fait quelque chose de mal, indique la déclaration.

Robert Lee souligne également la responsabilité du système de protection de l'enfance albertain dans la mort de Serenity.

Le système n'a pas fourni le soutien à la mère biologique ni aux tuteurs. Il s'agit de problèmes systémiques qui doivent changer, affirme Robert Lee.

La mort de la fillette a entraîné la création de la loi de Serenity, qui oblige les adultes à signaler toute agression présumée à la protection de l’enfance ou à la police.

Avec les informations de Paige Parsons

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