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Plan pour la rentrée au Québec : qu’en est-il des services de garde en milieu scolaire?

Des crochets pour les vêtements dans un service de garde.

Aucune précision n'a été donnée quant au maintien des « bulles » dans les services de garde en milieu scolaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pour bon nombre d’élèves québécois, la journée à l’école commence bien avant la cloche du matin et ne se termine qu’après la fin de cours, puisqu’ils fréquentent les services de garde en milieu scolaire. Or, à deux semaines de la rentrée, certaines questions persistent quant aux normes sanitaires de ce service.

L’annonce présentée lundi passé, ce n’est pas convaincant présentement, a lancé Simon Dostie-Cormier, président du Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais, de passage aux Matins d’ici vendredi. Il y a beaucoup de questions au niveau des normes sanitaires en service de garde.

Il manquerait entre autres des détails quant aux protocoles de nettoyage pour les services de garde, selon le leader syndical. Mais ce qui pose davantage problème, ce sont les contacts entre les enfants de différentes classes, a noté M. Dostie-Cormier.

On ne sait pas ce qu’il va arriver au niveau des fameuses bulles à l’extérieur des heures de classe, souligne la sociologue Sophie Mathieu. On dit simplement qu’il va y avoir une reprise des activités habituelles des services de garde, sans détails. On dit vouloir garder "lorsque possible" le regroupement des élèves selon les groupes-classes, a-t-elle indiqué en entrevue aux Matins d’ici.

Moi je vois un danger assez évident que les bulles crèvent à l’extérieur des heures de classe.

Sophie Mathieu, sociologue

Le flou qui persiste concernant le cadre sanitaire pourrait aussi avoir un impact sur les familles si, par exemple, les parents ne veulent plus envoyer leur enfant au service de garde, redoute Mme Mathieu.

Dans le contexte actuel, ce qu’on voit, c’est [qu']il y a des inégalités de genre assez importantes et que les femmes sont davantage affectées au niveau de l’emploi, au niveau du maintien de l’emploi, a-t-elle expliqué. Les mères pourraient donc avoir à sacrifier leur emploi si elles jugent que les services de garde ne sont pas sécuritaires ou s’ils ferment en raison d’une éclosion.

À cela s’ajoutent des problèmes de main-d’œuvre, car même avant la pandémie, il y avait un enjeu de pénurie d’éducatrices, a également souligné la sociologue. C’est une situation problématique que souligne aussi Simon Dostie-Cormier.

La solution, c’est d’amener du budget pour qu’on soit en mesure d’engager des éducatrices, des éducateurs et des surveillants, croit-il. Il y a plusieurs services de garde qui ont été déficitaires. Le ministre a annoncé des enveloppes, une enveloppe COVID. On attend toujours cette enveloppe COVID.

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