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Hausse de la consommation de drogues observée à Sherbrooke

Une seringue, des pilules et de la poudre placées aléatoirement.

La Coalition sherbrookoise pour le travail de rue a observé une hausse de la consommation de drogues à Sherbrooke pendant la pandémie.

Photo : Shutterstock / Chirachai Phitayachamrat

Radio-Canada

Plus de drogue est consommée depuis le début de la pandémie à Sherbrooke. C’est le constat que fait la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, qui espère que les ressources seront suffisantes pour répondre à la situation.

Pendant l'été, les intervenants de la Coalition ont distribué plus de trousses de naloxone qu'à l'habitude pour prévenir des situations qui pourraient être dramatiques. Le produit permet de traiter les surdoses d’opioïdes, dont le fentanyl.

On est très préoccupé par la dégradation des conditions de vies des gens avec qui on intervient.

Étienne Bélanger-Caron, directeur général, Coalition sherbrookoise pour le travail de rue

Le constat le plus préoccupant pour les travailleurs de rue reste l’augmentation importante des problèmes de consommations de drogue.

Il y a différents phénomènes qui expliquent ça : il y a beaucoup de gens qui ont pu bénéficier de liquidités ou d’argent supplémentaires entre autres avec la PCU ou avec différents modes qui ont été mis en place pour soutenir les gens, ce qui crée plus d’argent, donc plus de consommation, explique le directeur général de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, Étienne Bélanger-Caron.

La drogue que l'on retrouve présentement dans la rue est souvent de bien mauvaise qualité, selon le directeur. Ce qui circule en ce moment dans la rue c’est de piètre qualité, donc la drogue qui est consommée affecte les gens probablement plus qu’auparavant, se désole-t-il.

Une dizaine de perquisitions

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) admet que la criminalité a changé à partir du mois de mars.

Durant le confinement, plusieurs citoyens ont signalé des va-et-vient suspicieux au SPS, ce qui a permis de mener une dizaine de perquisitions en matière de stupéfiants.

C’est vraiment une collaboration des citoyens qui sont à la maison, qui vont remarquer un petit peu plus des comportements douteux […] Lorsque la ville est morte et qu’il n’y a pas de circulation, souvent on va avoir plus de chances d’observer et de reconnaître les véhicules qui circulent, ça nous donne des pistes de solutions et c’est probablement pour ça qu’il y a eu peut-être un petit peu plus de perquisitions au cours des derniers mois, indique la porte-parole du SPS, Isabelle Gendron.

Durant l’été, le SPS ajoute des agents pour intervenir dans les parcs et les autres endroits publics où des problèmes de consommation de drogue ou de cannabis ont été signalés.

Le milieu communautaire espère toutefois que des ressources supplémentaires seront déployées pour faire face à l'augmentation de la consommation.

Ça prend du soutien pour s’assurer que la consommation [de drogues] est faite dans des espaces sécuritaires, qu’il y ait des intervenants qui soient disponibles, souligne Étienne Bélanger-Caron. Si on rencontre quelqu’un qui veut entamer des démarches pour intervenir sur sa dépendance, il faut qu’on ait les canaux disponibles pour pouvoir rapidement passer la puck et que les services se mettent en place.

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