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Israël - Émirats arabes unis : un accord qui ne fait pas l’unanimité

Les deux pays doivent signer cet accord d'ici trois semaines à Washington.

Heiko Maas.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Photo : Getty Images / LOUISA GOULIAMAKI

Radio-Canada

Entre approbation et condamnation, l’accord conclu entre Israël et les Émirats arabes unis continue de susciter des réactions à travers le monde.

L’Allemagne y voit une contribution importante à la paix dans la région.

Qualifiant cet accord de pas historique, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, dit espérer que l’accord va permettre de donner un nouvel élan au processus de paix au Proche-Orient.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, salue toute initiative susceptible de promouvoir la paix et la sécurité dans la région du Moyen-Orient, indique son porte-parole. Boris Johnson, premier ministre britannique, estime que c’est une excellente nouvelle.

J'espérais profondément que l'annexion ne se poursuivrait pas en Cisjordanie et l'accord d'aujourd'hui visant à suspendre ces projets est une étape bienvenue sur la voie d'un Moyen-Orient plus pacifique.

Boris Johnson, premier ministre britannique

Le sultanat d'Oman, qui soutient également cet accord, dit espérer que cela contribuera à établir une paix complète, juste et durable au Proche-Orient.

L’ambassadeur d'Israël à Washington, Ron Dermer, salue le courage de MBZ [leader de facto des EAU, Mohammed ben Zayed] pour la décision historique des EAU de se joindre à l'Égypte [1979] et à la Jordanie [1994] pour faire la paix avec Israël.

Parmi les points les plus importants de cet accord figurent la normalisation complète des relations diplomatiques entre les deux pays, l’ouverture de lignes aériennes entre Abou Dhabi et Tel-Aviv et des investissements directs des Émirats en Israël, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de la santé contre plus de possibilités pour les musulmans de se rendre à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem par les vols directs entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

Ankara crie à la trahison

Recep Tayyip Erdogan.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours jeudi à Ankara.

Photo : Getty Images / ADEM ALTAN

Pour la Turquie, les Émirats arabes unis ont trahi la cause palestinienne en acceptant la normalisation des relations avec Israël.

Les Émirats arabes unis s'efforcent de présenter cela comme une sorte de sacrifice pour la Palestine, alors qu'ils trahissent la cause palestinienne pour servir leurs petits intérêts.

Extrait du communiqué du ministère turc des Affaires étrangères

Dès les premières heures de l’annonce, les Palestiniens ont aussi condamné l’accord, le qualifiant de trahison de Jérusalem – ville qu'ils réclament comme la capitale de leur futur État – et d’agression contre le peuple palestinien.

Stupidité stratégique, dit Téhéran

Abondant dans le même sens, l’Iran qui a déjà signifié sa désapprobation la veille, qualifie l’accord de stupidité stratégique d'Abou Dhabi et de Tel-Aviv qui renforcera sans aucun doute l'axe de résistance dans la région.

Le peuple opprimé de Palestine et toutes les nations libres du monde ne pardonneront jamais la normalisation des relations avec l'occupant et le régime criminel d'Israël et la complicité des crimes du régime.

Extrait du communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères

Jeudi, Hussein Amir Abdelhayan, le conseiller du président du Parlement iranien, déclarait : la nouvelle orientation des Émirats arabes unis dans sa normalisation avec l’entité israélienne […] ne conduira pas à la préservation de la paix et de la sécurité, mais conduira à la poursuite des crimes sionistes.

Les Émirats arabes unis et Israël ont convenu jeudi de normaliser leurs relations dans le cadre d'un accord négocié sous l'égide des États-Unis et qui, une fois signé, fera d'Abou Dhabi le troisième pays arabe à suivre cette voie depuis la création de l'État d’Israël en 1948, après l'Égypte et la Jordanie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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