•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Meurtre de Marylène Levesque : les résultats de l’enquête interne dévoilés à l’automne

Le parrain de la jeune femme tuée par Eustachio Gallese est soulagé.

Portrait de la jeune regardant l'objectif de la caméra.

Marylène Levesque, 22 ans.

Photo : Facebook/Marylène Levesque

Service correctionnel Canada (SCC) a confirmé que l'enquête conjointe avec la Commission des libérations conditionnelles sur le meurtre de Marylène Levesque reprendra en septembre. Le rapport devrait être remis au cours de l’automne et sera rendu public ensuite.

Le comité d’enquête doit analyser les circonstances qui ont mené à la semi-liberté d’Eustachio Gallese, incarcéré pour le meurtre de sa conjointe en 2004. Ce dernier a récidivé le 22 janvier 2020 en tuant Marylène Levesque, 22 ans, dans une chambre d’hôtel de Sainte-Foy, alors qu’il était en semi-liberté. Il a plaidé coupable le mois suivant et a été condamné à une peine d’emprisonnement à vie.

SCC affirme que la composition du comité d’enquête n’a pas été changée depuis l’arrêt des travaux, en mars, en raison de la pandémie. Deux experts indépendants siègent toujours sur le comité, en plus de membres de SCC et de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Avant la suspension, de nombreuses entrevues avaient été effectuées et un examen de tous les documents pertinents avait été réalisé. Un plan d’action visant la reprise des travaux a été élaboré en tenant compte des mesures de santé et de sécurité recommandées par les autorités de santé publique, écrit la porte-parole de Service correctionnel, Esther Maillot.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec, en février 2020.

Photo : Radio-Canada

Un soulagement

Le parrain de Marylène, Steeve Levesque, est rassuré d’apprendre que l’enquête suit son cours, après plusieurs mois d’arrêts.

Faut que ça progresse. Je veux que ça crève, que le système apprenne de ses erreurs pour qu’il y ait de nouvelles façons de faire, dit-il.

Il espérait depuis plusieurs semaines déjà que le système n’ait pas oublié sa nièce. Ton parrain dit qu’il t’aime pour toujours, ajoute l’homme, qui ne cesse de penser à cette histoire.

Marylene Levesque a le haut du corps sorti d'une fenêtre, et la vue derrière elle est une rue de la basse-ville de Québec. Elle a les cheveux blonds et est souriante.

Marylène Levesque vivait au Saguenay, mais elle venait souvent à Québec pour le travail. Elle travaillait notamment dans un salon de massage érotique, là où elle a rencontré son meurtrier.

Photo : Facebook

Prioritaire, selon les vice-présidents du comité SECU

Un autre comité avait commencé ses travaux, avant la pandémie, pour faire la lumière sur le meurtre de la jeune femme originaire du Saguenay. Par contre, impossible de dire à quel moment ce comité, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) à Ottawa, se penchera à nouveau sur le sujet.

Le député conservateur Pierre Paul-Hus et la députée bloquiste Kristina Michaud, les vice-présidents du comité, souhaitent que SECU s’active sur cet enjeu rapidement.

C'est d'ailleurs M. Paul-Hus qui a proposé au comité de reprendre l'étude sur le dossier de Marylène Lévesque, une proposition qui a été appuyée par Mme Michaud.

Le criminologue Philippe Bensimon lors de ton témoignage au Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU).

Le criminologue Philippe Bensimon lors de son témoignage au Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU), lors de sa dernière rencontre sur le sujet, le 12 mars 2020.

Photo : Radio-Canada

Pour le moment, depuis la reprise des rencontres, le comité se penche plutôt sur le racisme systémique au sein des services policiers au Canada. Une réunion a d’ailleurs eu lieu vendredi.

Pierre Paul-Hus espère que le prochain sujet sera l’enquête sur la mort de Marylène Levesque.

Mme Michaud également. Il faut à tout prix éviter que des erreurs de gestion dans le système de libérations conditionnelles mènent à un autre drame de la sorte, écrit la députée par courriel.

Ce travail du comité permanent est possible grâce à la motion présentée à la Chambre des communes par le député conservateur de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.

Au moment de publier ce texte, le président du comité, le libéral John McKay, n’avait pas encore répondu à notre demande d’entrevue. En mai dernier, il avait affirmé que le comité était prêt à recommencer ses rencontres sur le sujet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !