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Plaidoyer pour la reconnaissance des doulas comme professionnelles de la périnatalité

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La doula qui tient dans ses bras la toute dernière de la famille Fontaine, Sarah, née le 24 avril.

La doula qui tient dans ses bras la toute dernière de la famille Fontaine, Sarah, née le 24 avril.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

En période de pandémie, les futures mamans du Nouveau-Brunswick sont parfois confrontées à des choix déchirants. Lors de l'accouchement à l’hôpital, elles n'ont droit qu'à une seule personne de soutien à la fois. Cette règle, qui vise à réduire le risque de transmission de la COVID-19 dans les hôpitaux, force dans bien des cas ces femmes à devoir choisir entre leur conjoint et une accompagnante à la naissance.

Quand Allison Fontaine a donné naissance pour la sixième fois en avril, elle n'a pu compter sur la présence rassurante à ses côtés de sa doula, appelée aussi accompagnante à la naissance.

Il y a quatre ans, la présence d’une telle accompagnatrice a contribué à créer des conditions d’accouchement des plus optimales.

Quand j'ai eu droit à la doula, c'était comme la Cadillac des accouchements.

Allison Fontaine, mère de six enfants
Une famille de six enfants.

Allison et David Fontaine sont parents de six enfants.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

La mère de six enfants explique que durant ce moment important, il faut composer avec la peur et le découragement.

La doula est là pour apaiser tes peurs et t'encourager même dans le feu de l'action parce qu'y'a des moments où ça devient vraiment intense, dit-elle.

La doula est formée pour accompagner les parents pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale.

Mais celle-ci n'était pas présente dans la salle d'accouchement en avril.

N'ayant droit qu'à une seule personne de soutien, Allison a choisi son mari.

Ce que comprend très bien Pascaline Vanoplynus, qui regrette malgré tout que sa cliente ait dû se priver de ses services dans un moment aussi stressant.

Il y a une amitié qui vient s'instaurer qui fait que moi en tant que professionnelle de périnatalité, je vais savoir lui apporter ce dont elle a besoin.

Pascaline Vanoplynus, doula
Pascaline Vanoplynus prise en photo de face, le 13 août 2020.

Pascaline Vanoplynus, doula.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Elle demande donc à la province et aux deux réseaux de santé Vitalité et Horizon d'assouplir les règles en période de pandémie pour que deux accompagnants soient autorisés en même temps dans la salle d'accouchement.

Je me sentais moi aussi déçu vraiment qu'on pouvait pas avoir une deuxième personne avec nous.

David Fontaine, époux d'Allison

David Fontaine trouve dommage que sa conjointe ait été confrontée à un choix déchirant entre sa doula et lui.

C'est important parce que c'est un de tes enfants qui naît, donc tu veux être là. Tu veux pouvoir accompagner la mère, je voulais accompagner ma femme pour, de A à Z, donc du début à la fin.

Pascaline Vanoplynus, elle, estime qu'un tel dilemme n'existerait plus si les doulas étaient enfin reconnues comme certifiées professionnelles de la périnatalité au Nouveau-Brunswick.

D'après un reportage de François Vigneault

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