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Un nouveau projet pour améliorer le réseau de garderies francophones en Alberta

Mireille Péloquin devant une maison.

La directrice générale de la FPFA, Mireille Péloquin, souhaiterait que les places de garderie en milieu familial francophone aident à désengorger les garderies francophones classiques, alors que de nombreux enfants sont sur listes d'attente pour ces dernières.

Photo : Richard Marion

Radio-Canada

La Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) annonce un projet pilote qui vise à créer de nouvelles places de garderie en milieu familial pour les familles francophones albertaines. Une initiative qui vise à répondre à une demande qui surpasse largement l’offre disponible.

On vient tout juste de signer notre premier contrat avec notre première fournisseuse, se réjouit, jeudi, Mireille Péloquin, la directrice générale de la FPFA pour qui le projet pilote, qui démarre le 1er septembre, est un pas dans la bonne direction. Celui-ci ne concerne, pour l'instant, que la région d'Edmonton.

Pendant la période d'étude qui a abouti à ce projet, elle dit s'être rendu compte que la principale difficulté est que l'Association n'a pas de statut d'agence. Avec ce projet, elle espère néanmoins jouer le même rôle d’accompagnement sans l'accréditation officielle. Du moins pour le moment.

La FPFA aidera les garderies durant un mois, notamment pour la partie administrative.

Le projet pilote et l'étude sont importants pour approcher le gouvernement et monter le raisonnement de pourquoi on a besoin de ce statut pour la communauté, avance-t-elle. Mme Péloquin affirme qu’une agence provinciale, plutôt que plusieurs agences régionales, semble être, a priori, ce qui conviendrait le mieux aux francophones.

Elle espère que l'initiative aidera à créer 100 nouvelles places en garderie d'ici à fin mars 2021.

Dans le cadre du projet, la Garderie chrétienne maison des enfants d'Edmonton recevra six enfants à la rentrée.

Caroline Kuissu-Nsili, qui la dirigera, dit qu'elle souhaitait se lancer depuis deux ans et qu'elle désespérait de ne pouvoir le faire, ne trouvant pas de formule qui la satisfaisait. Je suis sûre que je ne suis pas la seule qui désirait avoir une agence francophone pour les personnes qui veulent ouvrir les garderies en milieu familial, ça va changer beaucoup de choses, il y a beaucoup de personnes qui attendaient ça, s’enthousiasme-t-elle.

Caroline Kuissu-Nsili dans sa garderie.

La garderie francophone en milieu familial de Caroline Kuissu-Nsili ouvrira ses portes le 1er septembre pour accueillir six enfants. Elle sera épaulée par la FPFA pour la partie administrative notamment.

Photo : Richard Marion

Pour bénéficier du mentorat de la FPFA, elle devra leur verser 100 $ par inscription. Un coût qu'elle considère comme modeste par rapport à ce que demandent les agences agréées, auprès desquelles elle s’était renseignée.

Sa seule crainte à ce jour : que des parents retirent finalement leurs enfants de sa garderie cet automne à cause de la situation sanitaire.

Avec les informations de Danielle Kadjo

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