•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le casse-tête des annulations de voyages étudiants

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un touriste observe un avion à l'aéroport.

Le reportage de Félix Morrissette Beaulieu

Photo : iStock / YakobchukOlena

Seuls les voyages essentiels à l’extérieur du pays sont recommandés en raison de la pandémie mondiale du nouveau coronavirus. Bien des écoles avaient prévu, avant cette pandémie, des voyages à l’étranger pour leurs élèves en vue de l’année scolaire 2020-2021. Les annulations causent bien des maux de tête aux directions et aux parents.

L'École secondaire de Neufchâtel à Québec a finalement confirmé qu’elle allait rembourser les familles de 80 élèves de 5e secondaire qui ont déjà déboursé un montant d’argent en prévision d’un voyage en Espagne.

Une bonne nouvelle pour le père d’une des participantes, Jean-Thomas Ménard, même si l’annulation demeure décevante.

Ils ont travaillé toute l'année pour accumuler pour faire le voyage, fait-il remarquer. Les élèves devaient au moins récolter 1750 $ pour y participer. Il explique avoir entamé des démarches auprès de la direction dès le mois de mai afin d'obtenir des réponses.

Jean-Thomas Ménard

Jean-Thomas Ménard, père d'une élève

Photo : Radio-Canada

Mais comme le montant total a été remis à l’agence de voyages, la direction de l'école elle-même peine à le ravoir lorsqu’elle communique avec l’entreprise.

C'est difficile partout. Les agences de voyages, c'est vraiment difficile, et il y a beaucoup d'intermédiaires là-dedans, explique Monique Drolet, directrice de l'école secondaire.

L’agence de voyages ne remboursera pas l’école avant que la date prévue du voyage ne soit passée, selon une réponse de l'école envoyée à Jean-Thomas Ménard ce mois-ci.

L’école a donc choisi d’utiliser une partie de ses fonds pour rembourser les parents au cours des prochaines semaines.

On a eu quand même des communications de certains parents qui nous disent qu'ils ont une situation financière plus précaire. Alors, on a pris la décision par souci, par bienveillance pour nos élèves et les parents, de leur rembourser la totalité de la somme.

Monique Drolet, directrice de l'École secondaire de Neufchâtel
La directrice de l'École secondaire de Neufchâtel, Monique Drolet, à l'extérieur, elle parle devant un micro

La directrice de l'École secondaire de Neufchâtel, Monique Drolet

Photo : Radio-Canada

C’est aux transporteurs de payer

Jacob Charbonneau, cofondateur du groupe Vol en retard, admet que les remboursements pour les groupes de voyageurs peuvent être compliqués, mais qu’au final, c’est aux transporteurs de payer.

En général pour les voyages de groupe, au Canada, il y a eu une problématique et, encore aujourd’hui, on l'observe au niveau du remboursement des billets, ajoute M. Charbonneau.

Ce n'est ni au client ni aux commissions scolaires à débourser, ça devrait être aux transporteurs aériens.

Jacob Charbonneau

Il rappelle que le Canada a choisi de ne pas forcer les compagnies aériennes à rembourser les clients en raison de l’annulation des vols durant la crise sanitaire. Cependant, les compagnies sont obligées d’offrir cette option si le client le demande.

Les crédits de voyage sont une autre option vraiment moins reluisante pour des élèves de 5e secondaire, convient-il.

Émettre un crédit voyage pour un enfant de 16 ou 17 ans, ça n’a aucun sens, selon moi, lance-t-il.

Jacob Charbonneau confirme que les parents d’élèves ont été nombreux à communiquer avec Vol en retard, surtout au début du confinement, pour obtenir des conseils.

Avec les informations de Félix Morrissette-Beaulieu

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !