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1,5 M$ pour le communautaire dans l'Est-du-Québec : une bouffée d'air de courte durée

Des gens qui marchent à Rimouski

Rehausser leur financement de base et surtout le rendre récurrent est une revendication de longue date des organismes communautaires.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

L’aide de Québec annoncée mercredi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Lionel Carmant, est bien accueillie par les organismes communautaires de l’Est-du-Québec, mais certains déplorent que la moitié de l’enveloppe soit concentrée à Montréal, et réitèrent leur demande de financement récurrent.

L'enveloppe de 70 M$ débloquée par Québec permettra de compenser le manque à gagner causé par l'arrêt des collectes de fonds, tels les soupers de homard ou les soupers de crabe. Ces événements permettaient en temps normal de récolter plusieurs dizaines de milliers de dollars en dons, mais n’ont pas pu avoir lieu à cause de la pandémie.

Selon la directrice de La Ressource d'aide aux personnes handicapées pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Thérèse Sirois, il s'agit d'une bouffée d'air frais dans le contexte actuel.

C'est sûr que ça va venir apporter un soutien parce que c'est bien certain qu'on ne va pas recommencer en septembre à faire de grandes rencontres et de la sollicitation, explique-t-elle.

Ça met un baume sur ce qu'on vit depuis quelques mois.

Thérèse Sirois, directrice de La Ressource d'aide aux personnes handicapées pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine
Thérèse Sirois en entrevue.

Thérèse Sirois, directrice régionale de La Ressource (archives)

Photo : Radio-Canada

Assurer un financement pérenne

Pour Nancy Lamontagne, coordonnatrice à la Table régionale des organismes communautaires de la Côte-Nord, cet investissement prouve que le gouvernement reconnaît le travail des organismes communautaires au Québec.

Mais ouvrir les vannes de temps en temps ne règle pas tout. Une telle enveloppe, libérée de façon exceptionnelle, ne permet pas aux organismes d’avoir les reins solides, explique Émilie St-Pierre.

Ce que la crise met en lumière, c’est qu’on investit des fonds d’urgence à la pièce, c’est bienvenu – et on tient à le souligner – mais ce n’est pas suffisant pour pallier le sous-financement chronique que les organismes vivent annuellement.

Émilie St-Pierre, coordonnatrice à la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent
Émilie St-Pierre.

Émilie St-Pierre, coordonnatrice à la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Rehausser leur financement de base et surtout le rendre récurrent est une revendication de longue date des organismes communautaires. Cela leur permettrait de se concentrer sur les services qu’ils offrent plutôt que sur des activités de financement.

La Table régionale des organismes communautaires de la Côte-Nord formule une demande similaire.

L'année prochaine, on ne l’aura pas, cet argent-là, explique Nancy Lamontagne. On demande au gouvernement de rehausser les subventions aux organismes communautaires.

C’est important que le gouvernement remette et investisse dans les organismes communautaires. C’est notre filet social!

Nancy Lamontagne, coordonnatrice à la Table régionale des organismes communautaires de la Côte-Nord

Une répartition inéquitable?

La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent déplore que la moitié de l’enveloppe soit concentrée à Montréal et dit constater aussi des iniquités de répartition entre les régions.

D’après une fiche technique fournie à l’organisme par le gouvernement, l’Abitibi-Témiscamingue a reçu le double du montant que reçoit le Bas-Saint-Laurent. Or, selon Émilie St-Pierre, les deux régions disposent du même nombre d’organismes, et [du] même genre de réalité.

Les organismes communautaires de la Côte-Nord vont recevoir environ 436 000 $, ceux de la Gaspésie et des Îles 607 000 $, et ceux du Bas-Saint-Laurent 503 000 $.

Avec les informations de Marie-Christine Rioux

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