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De plus en plus de descendants d'expropriés du Cap-Breton se prévalent d'un accès au parc

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un sentier à flanc de montagne au bord de l'océan Atlantique.

La piste Cabot, dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Getty Images / BirdImages

Radio-Canada

Dans la région de Chéticamp en Nouvelle-Écosse, de plus en plus de familles acadiennes se prévalent d’un accès gratuit au parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Depuis le mois de mars, Parc Canada étend son offre de laissez-passer jusqu’à la sixième génération de descendants des familles qui ont été expropriées.

Des nombreuses familles du Cap-Breton, dont environ une quarantaine de familles acadiennes de Cap-Rouge, ont été forcées dans les années 30 et 40 de quitter leurs terres pour que soit créé le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.

Une photo d'archives montrant une famille qui regarde à l'horizon, derrière des montagnes.

De nombreuses familles acadiennes ont dû renoncer à leurs terres ancestrales dans les années 30 et 40.

Photo : Graciseuté

En 2011, Parcs Canada, lançait un projet pilote et offrait des laissez-passer valides 10 ans avec possibilité de renouvellement, pour les trois premières générations d'expropriés. Ce programme touchait 24 différents parcs à travers le Canada.

Une route près de l'océan Atlantique et des montagnes au loin.

La piste Cabot, dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Getty Images / Jim Feng

Au mois de mars, Parcs Canada annonçait un élargissement de son programme dans certains lieux, dont celui des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, pour bénéficier à un plus grand nombre de descendants.

Parc Canada a pris les démarches nécessaires, pour donner le laissez-passer pour six générations au lieu de trois, explique Ida Deveau, agente d’éducation du public en diffusion externe à Parc Canada.

Une femme lors d'une entrevue par vidéoconférence.

Ida Deveau, agente d’éducation du public en diffusion externe à Parc Canada.

Photo : Radio-Canada

Comme l’entrée au parc est gratuite aux 17 ans et moins, la sixième génération, encore trop jeune, n’a pas eu besoin de se prévaloir d'un laissez-passer.

Le programme connaît du succès auprès de toutes les autres générations, selon la fonctionnaire. Parcs Canada a émis au-delà de 1300 passes jusqu’à la troisième génération, sans compter les nouvelles demandes, et les quatrième et cinquième générations ont commencé à venir et soumettre des demandes, indique Mme Deveau.

Jérémie Poirier, un descendant de la quatrième génération, est de ceux qui peuvent soumettre un nouvelle demande pour un laissez-passer à vie.

Un homme en entrevue par vidéoconférence.

Jérémie Poirier, descendant de quatrième génération d’expropriés de Cap-Rouge.

Photo : Radio-Canada

Ma grand-mère était contente que le parc reconnaisse que des gens vivaient là et même avant, quand on allait au parc et qu'on devait payer, elle avait mal au cœur, elle disait que c’était nos terres! raconte-t-il.

Une photo de famille de Cap-Rouge.

La grand-mère de Jérémie Poirier est née à Cap-Rouge, mais a dû quitter le Cap-Breton à l'âge de 7 ans avec sa famille.

Photo : Graciseuté

J'adore le sentier ou ma grand-mère vivait, ça me fait chaud au cœur. Moi et ma cousine on va prendre des marches et on se dit : si on vivait ici, ce serait comment?

Jérémie Poirier, descendant de quatrième génération d’expropriés de Cap-Rouge

Jérémie Poirier habite à Chéticamp, tout près du parc. Mais Parcs Canada dit que de nombreux requérants sont en fait des descendants qui ont quitté le Cap-Breton.

L'affiche de bienvenue de Chéticamp.

Chéticamp compte parmi les régions acadiennes de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Même s’ils ne viennent pas tous les jours, ils ont la reconnaissance de Parc Canada : un lien à ce terrain-là c’est une fierté, dit Mme Deveau.

Des laissez-passer valides à vie pour six générations de descendants d'expropriés sont désormais offerts dans quatre autres lieu au pays, dont la forteresse de Louisbourg, le lieu historique national Alexander-Graham-Bell et le parc national Kouchibouguac au Nouveau-Brunswick.

D'après le reportage de Stéphanie Blanchet

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