•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une fresque pour le mouvement Black Lives Matter vire au fiasco

Doug Driediger devant une fresque où deux mains sont tendues vers une colombe en vol.

En 1995, Doug Driediger a peint cette fresque appelée Giving Wings to the Dream au centre-ville de Calgary.

Photo : James Young

Radio-Canada

Un projet de murale pour le mouvement Black Lives Matter à Calgary tombe à l’eau, car la nouvelle fresque devait remplacer une oeuvre prisée des habitants de la ville.

Des voix se sont élevées contre l'initiative parce que la nouvelle fresque aurait remplacé une oeuvre emblématique de la métropole en place depuis 25 ans.

Pink Flamingo, un groupe pour les personnes noires et queer, a jugé qu'il n'était plus sécuritaire d'aller de l'avant avec le projet cette année, vu l'ampleur de la polémique.

Nous ne voulons pas que l’artiste soit la cible du même genre de violence et de menaces que nous, disait la présidente de l’organisme, Allison Dunne, quelques jours avant la décision.

La Ville avait alloué un financement de 120 000 $ au groupe pour réaliser quatre murales dans la métropole. Pink Flamingo a alors approché une vingtaine de propriétaires privées pour son projet. Mais, la majorité d'entre eux ont refusé que leur propriété serve pour le projet.

Au cours des derniers jours, l'artiste Doug Driediger a déclaré être déçu de l'intention de remplacer son oeuvre, mais se sentir chanceux qu'elle ait été présente dans le paysage de Calgary aussi longtemps.

Je ne suis pas le propriétaire du bâtiment, c’est hors de mon contrôle, mais on voit que l'endroit choisi pour la nouvelle fresque fait réagir, dit-il en étant lui-même surpris de l’attachement des gens à sa création.

Absence de consultations

Le conseil municipal est à blâmer dans cette histoire, selon la conseillère Jyoti Gondek. Elle croit que des consultations publiques étaient de mise.

Quelle situation terrible dans laquelle se retrouve Calgary après qu’on a travaillé si fort pour soutenir la communauté artistique , lance-t-elle.

Par ailleurs, Calgary ne manque d'espaces libres pour des murales, selon elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !