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Jonathan Marchand poursuit ses revendications devant l'Assemblée nationale

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Le reportage de Marie-Pier Bouchard

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Érik Chouinard

N’ayant toujours pas obtenu sa rencontre souhaitée avec François Legault, Jonathan Marchand continue son séjour devant l’édifice de l'Assemblée nationale. Plusieurs politiciens de différents partis lui ont néanmoins transmis leur soutien.

L’homme de 43 ans atteint de dystrophie musculaire manifeste pour le droit de pouvoir réintégrer sa maison, plutôt que de vivre dans un CHSLD.

Il campe depuis mercredi matin sous un chapiteau en forme de cage devant l’édifice du Parlement. Il y restera tant qu’il n’aura pas obtenu sa rencontre avec François Legault, assure-t-il.

Jonathan Marchand admet que sa première nuit n'a pas été facile, mais il n’en démord pas pour autant. C'est sûr que ce n'est pas idéal de dormir sur le bord du chemin avec les autos qui passent, mais c'est nécessaire. Il n'y a pas d'autre moyen pour que j'aie des réponses, sinon¸ ça va virer en rond encore pendant des mois et des années, martèle-t-il.

Le cabinet du premier ministre a répondu mercredi après-midi que François Legault ne peut le rencontrer puisqu'il entame, jeudi, une tournée en Abitibi-Témiscamingue.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, s'est tout de même rendue sur place pour discuter avec M. Marchand mercredi. Mon rêve, c'est que vous puissiez être chez vous d'ici deux ans, ou même avant, a-t-elle mentionné.

M. Marchand lui a parlé de sa solution, qui pourrait être rapidement mise en œuvre, selon lui. Le projet implique d’autres ministères et ça ne correspond pas à l’ordre des professions, a toutefois affirmé Mme Blais devant les journalistes après sa rencontre avec Jonathan Marchand.

Ce dernier compte néanmoins poursuivre son combat. Il n'y a pas juste moi là-dedans, il y a d'autres personnes handicapées aussi. Ça doit aboutir, ça fait au-dessus de 30 mois qu'on travaille là-dessus et qu'on attend des réponses du gouvernement, dénonce-t-il.

Quelques supporters accompagnent Jonathan Marchand

Des personnes qui accompagnent Jonathan Marchand lors de sa première journée devant le parlement, mercredi.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Soutien de l’opposition

Selon la députée libérale et porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Marie Montpetit, le gouvernement manque d’empathie envers Jonathan Marchand et les personnes handicapés.

J’espère que nos décideurs seront capables d’un peu de leadership et de compassion pour au moins lui tendre la main pour le rencontrer, ce serait la moindre des choses, a-t-elle confié en entrevue à l’émission Première heure.

Marie Montpetit croit que le combat livré par Jonathan Marchand est bien légitime. Il mène un combat très personnel qu’il mène aussi au nom des autres dans sa situation. Il y a environ 10 % des personnes en CHSLD qui ont moins de 65 ans et qui ne devraient pas y être, relate-t-elle.

La députée libérale admet que ce n'est pas une situation simple qui peut se régler en 24 h, mais elle doute de la volonté du gouvernement à régler ce problème.

Mme Montpetit ne peut toutefois s’engager à ce que le Parti libéral du Québec présente une solution destinée précisément aux personnes dans la même situation que Jonathan Marchand lors des prochaines élections provinciales. Les soins à domicile vont être une priorité, mais les gens qui peuvent régler la situation de M. Marchand aujourd’hui, c’est la CAQ, souligne-t-elle.

Le député de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a aussi enjoint au gouvernement d'agir. Il a également rencontré Jonathan Marchand à l’extérieur de l’édifice de l'Assemblée nationale mercredi.

Quand on en vient à poser des gestes d’éclat comme celui-là, c’est qu’on a essayé autre chose avant. On demande au gouvernement d’écouter ses revendications et de venir le rencontrer, a-t-il déclaré.

Avec les informations d'Alexane Drolet, Marie-Pier Bouchard et Alexandre Duval

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