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La grève au port de Montréal compromet les activités des entrepreneurs d'ici

Un homme porte une pancarte du syndicat SCFP.

Les débardeurs du port de Montréal sont en grève générale illimitée.

Photo : Ivanoh Demers

Des entreprises de la région craignent les impacts de la grève des débardeurs du port de Montréal. Pour plusieurs d'entre-elles, ce port joue un rôle primordial pour l'expédition de leurs produits vers d'autres continents.

À Rimouski, l'entreprise AMH Canada produit équipements destinés à la réparation des automobiles. Ils sont par la suite envoyés dans plus d'une soixantaine de pays. Pour l'entreprise, l'expédition par voie maritime permet d'envoyer de grandes quantités de pièces à un coût moins élevé que par transport aérien.

Le port de Montréal permet aussi à l'entreprise de recevoir sa matière première. Depuis que les débardeurs y ont déclenché une grève, l'équipe de direction de l'entreprise fait des pieds et des mains pour trouver des solutions de rechange. Le directeur général de l'entreprise, Denis Osmani, confirme que sa production devra transiter par les ports de Toronto ou encore Philadelphie.

Un long conflit de travail au port de Montréal pourrait aussi faire perdre des contrats à l'entreprise rimouskoise. Certains clients ne peuvent composer avec des délais supplémentaires.

J'attends après du matériel qui est nécessaire pour ma production prévue de septembre à décembre.

Denis Osmani, directeur général d'AMH Canada

Du côté d'Aliments Asta à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, les produits exportés vers l'Asie partiront prochainement d'Halifax plutôt que de Montréal. L'entreprise cherche aussi à trouver de nouveaux clients aux États-Unis et au Mexique pour réduire l'impact de cette grève.

C'est une autre embûche dont se serait passé la directrice générale d'Aliments Asta, Stéphanie Poitras. Dans les derniers mois, son entreprise a dû faire face aux problèmes liés à la pandémie de la COVID-19 et avec l'embargo de la Chine sur l'importation du porc.

Stéphanie Poitras, directrice générale chez Aliments Asta.

Stéphanie Poitras, directrice générale chez Aliments Asta.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

On essaie encore de se trouver des plans B mais disons qu'on a hâte que ça se règle au port de Montréal!

Stéphanie Poitras, directrice générale, Aliments Asta

Les grossistes en alimentation espèrent aussi que le conflit de travail se règle rapidement dans la métropole. Plusieurs produits alimentaires transitent par le port de Montréal. Si le conflit s'éternise, certains commerçants pourraient donc avoir de la difficulté à s'approvisionner.

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