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La requête de la Saskatchewan contre Tristen Durocher sera entendue le 4 septembre

Tristen Durocher est debout devant son tipi avec une tasse dans les mains.

Tristen Durocher dit que la police lui a demandé de démonter sa tente à 5 h dimanche.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Francis

Radio-Canada

La requête du gouvernement de la Saskatchewan pour que Tristen Durocher démantèle son tipi devant l’Assemblée législative sera entendue devant les tribunaux le 4 septembre. C’est ce qui a été décidé jeudi par un juge de la Cour du Banc de la Reine.

Les avocats des deux parties ont été consultés par le juge Graeme Mitchell afin d’établir la date d’audience.

L’avocate de Tristen Durocher, Eleanor Sunchild, a demandé que l’affaire soit entendue plus tard, le temps de revoir certains documents déposés dans le cadre de la plainte.

Du côté du gouvernement, l’avocat Me Morris a demandé à ce que l’affaire soit close le plus vite possible.

Dans l’action en justice qu’ils lancent, les autorités évoquent un risque pour la santé et la sécurité. Selon les documents déposés en cour, Tristen Durocher n’a pas reçu l'autorisation de s’installer devant le palais législatif, d’autant plus que le camping de nuit et les feux sont interdits sur ce terrain.

Les avocats du gouvernement ont fait savoir au tribunal que Tristen Durocher avait été prévenu, mais la police de Regina n’interviendrait qu’après avoir reçu un ordre de la cour.

Une action contre le suicide

L’Autochtone de 24 ans a parcouru plus de 600 kilomètres à pied pour se rendre d’une communauté du nord de la Saskatchewan jusqu’à Regina afin de réclamer un plan de lutte contre le taux de suicide élevé dans le nord de la province.

Tristen Durocher marche le long d'une route avec des supporteurs qui le suivent.

Tristen Durocher (à droite) a parcouru 600 kilomètres en direction de l'assemblée législative de Regina.

Photo : Radio-Canada / Heidi Atter

À son arrivée à Regina, le 31 juillet dernier, Tristen Durocher a construit un tipi et a entamé une grève de la faim, qui devrait durer jusqu’à la mi-septembre. 

M. Durocher affirme que de nombreuses familles en deuil viennent lui rendre visite dans le campement.

Deux fois en deux ans

C’est la deuxième fois en deux ans que le gouvernement de la Saskatchewan demande à la justice d’autoriser le démantèlement d’un campement de tipis devant le palais législatif.

De nombreux tipis entourés d'arbres.

Treize tipis avaient été installés devant le palais législatif en 2018 pour réclamer la justice pour les enfants autochtones.

Photo : CBC/Kirk Fraser

En 2018, un groupe avait installé le camp Justice pour nos enfants volés, à la suite de l'acquittement des accusés dans la mort des jeunes Autochtones Colten Boushie, en Saskatchewan, et Tina Fontaine, au Manitoba.

Pendant des mois, des manifestants ont tenté d’attirer l'attention du public sur le sort réservé aux enfants autochtones. Un juge a finalement ordonné le démantèlement du campement en septembre 2018.

Avec les informations de La Presse canadienne

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