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Bélarus : pressions et répression

Des femmes vêtues de blanc manifestent une fleur à la main.

Des femmes en blanc participent à une marche contre la violence à Minsk.

Photo : Reuters / VASILY FEDOSENKO

Radio-Canada

Les autorités bélarusses commencent à libérer des manifestants arrêtés par milliers ces derniers jours, alors que la pression internationale s'accentue et les marches de protestation se multiplient dans le pays. Depuis l’annonce de la réélection du président Alexandre Loukachenko, une vague de répression s'est abattue sur les opposants.

Et au moment où l’on commençait à relâcher des détenus, le gouvernement de Minsk a fait état de 700 arrestations supplémentaires mercredi, au cours de la quatrième soirée consécutive de confrontation entre la police et des manifestants.

Des femmes avec des fleurs et les bras levés participent à une manifestation contre la violence à Minsk.

Les manifestants se sont rassemblés par centaines le long d'avenues à Minsk.

Photo : Reuters / Vasily Fedosenko

Chaînes humaines pacifiques

Dans la capitale Minsk, de nombreuses chaînes humaines se sont mises en branle pour dénoncer la répression de la contestation.

Fleurs ou ballons blancs à la main, les manifestants se sont rassemblés par centaines le long d'avenues ou autour de stations de métro sous les klaxons d'automobilistes.

Par endroits, les chaînes se sont également transformées en marches.

Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a été déclaré vainqueur de la présidentielle de dimanche avec un score de près de 80 % au terme d'un scrutin entaché par des accusations de fraudes massives.

Son adversaire, Svetlana Tikhanovskaïa, qui avait réussi à unir l'opposition derrière elle, s'est réfugiée en Lituanie.

Pression internationale

En Europe, on évoque de nouvelles sanctions européennes contre le Bélarus d'ici la fin du mois. Selon des sources qui ont requis l'anonymat, l'Allemagne, l'Autriche, la Lettonie, la Lituanie et la Suède ont plaidé pour de telles sanctions.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a déjà déclaré que l'Union européenne pourrait rétablir des sanctions qu'elle avait levées en 2016, après la libération de prisonniers politiques.

La haute-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Michelle Bachelet, a dénoncé l'incarcération de 6000 personnes, dont des passants et des mineurs, ce qui suggère une tendance aux arrestations massives clairement en infraction avec les normes internationales des droits de l'homme.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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