•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le silence de Shopify n'est « pas choquant », estime le ministre Caire

Éric Caire.

Le ministre de la Transformation numérique du Québec, Éric Caire (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le refus de Shopify de témoigner devant les élus québécois qui étudient le bien-fondé d’adopter une application de notification dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 n'est « pas choquant », estime le ministre de la Transformation numérique du Québec, Éric Caire.

Des bénévoles de la compagnie sont à l’origine du code utilisé par l’application Alerte COVID, adoptée par les gouvernements fédéral et ontarien. Québec n’a pas encore décidé s’il veut utiliser une application, qu'il s'agisse de celle-là ou d'une autre; la commission parlementaire vise précisément à trancher le débat.

Selon le bureau du ministre Caire, Shopify a été invitée à répondre aux questions des élus, mais s’est tout simplement désistée. Ce dénouement a été vivement critiqué par les députés membres de la Commission des institutions, qui poursuivra ses travaux dès 9 h jeudi.

Pour moi c’est un non-événement. Il faut comprendre que l’application Alerte COVID est faite en logiciel libre. Donc, le code il est ouvert. Lorsqu’on devient utilisateur de l’application, on peut modifier le code à sa convenance, a rappelé le ministre Caire en entrevue à Tout un matin.

Quand le fédéral et l’Ontario ont décidé d’utiliser cette application […], ils l’ont adaptée à leurs besoins. Ils l’ont modifiée. À partir de là, on ne peut pas présumer que l’application qui a été déployée par l’Ontario est exactement la même qui a été développée par Shopify.

Éric Caire, ministre de la Transformation numérique du Québec

Donc, oui, il aurait été intéressant que Shopify vienne nous expliquer dans les grandes lignes comment fonctionne le système. J’aurais personnellement apprécié ça, parce que personne ne demande à Shopify de se porter garant de tout ce qu’on pourrait faire avec leur code. Ça aurait été instructif.

Mais pour moi, le fait qu’ils ne viennent pas sur la place publique défendre les différentes déclinaisons de leur application, ce n’est pas choquant. […] Je pense qu’ils ont tout simplement manqué une occasion de bien nous expliquer ce qu’ils avaient à offrir.

L’application Alerte COVID présente indéniablement des avantages, dont celle d’être déjà prête à être utilisée, estime le ministre, mais aussi des limitations, particulièrement le fait qu’elle nécessite un système d’exploitation récent pour fonctionner.

Pour qu’une application de notification fonctionne, il faut que les gens la téléchargent, mais pour que les gens la téléchargent, encore faut-il que ça fonctionne sur leur appareil, a résumé le ministre Caire, sans présumer de la décision que prendra le gouvernement en fin de compte.

Pour l’heure, le gouvernement écoute les experts qui se présentent en commission parlementaire. Une consultation en ligne a déjà été menée en juillet, et des sondages d’opinion doivent aussi être effectués pour mieux mesurer l’intérêt des Québécois à adopter une application.

Toutes ces questions [sur le choix de l’application], on se les posera quand les Québécois auront répondu à la question : "est-ce que oui ou non vous êtes d’accord pour que nous utilisions une telle application et est-ce que vous allez la télécharger sur vos appareils", affirme le ministre Caire.

Parce que si la réponse à ça n’est pas oui, tout le reste, tout ce qu’on pourra dire après, devient caduc.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !