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Ordinateur à l’école : le programme de subvention connaît des ratés, selon des parents

Un ordinateur portable.

Des parents disent se heurter à d'importantes difficultés au moment de s'inscrire au programme de subvention du Nouveau-Brunswick pour l'achat d'un ordinateur. Ce genre d'appareil sera obligatoire à l'école dès la rentrée.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Radio-Canada

Des parents au Nouveau-Brunswick font état d’importantes difficultés techniques au moment de s’inscrire au programme provincial de subvention pour l’achat d’un ordinateur aux fins éducatives.

Le gouvernement provincial a annoncé le 22 juillet que l’ordinateur portable ferait désormais faire partie des articles scolaires obligatoires des élèves du secondaire.

Les appareils en question doivent être capables de faire fonctionner des logiciels tels que Microsoft Teams, Office 365, Desire 2 Learn, Adobe Connect, entre autres. Il leur faut au moins une mémoire vive de 8 gigaoctets, une capacité de stockage de 64 gigaoctets, une caméra, des haut-parleurs, des écouteurs et le système d’exploitation Windows 10.

Fredericton a lancé le 31 juillet un programme de subvention de 7 millions de dollars au total pour aider les familles à faibles et moyens revenus à faire cet achat. Plus de 3000 familles ont fait une demande au programme de subvention. Certaines d’entre elles se sont heurtées à des difficultés.

Nancy Lambert, qui habite au sein de la Première Nation d’Esgenoopetitj, affirme qu’elle a passé des jours à tenter de s’inscrire auprès du ministère de l’Éducation, mais sans succès, et qu’elle a ensuite envoyé un courriel qui est resté sans réponse.

Elle dit avoir ensuite fait de nombreux appels au numéro sans frais du programme pour essayer de parler à quelqu’un, ce qui s’est finalement produit lundi après quelques jours d’appels.

Une employée, relate Mme Lambert, a essayé de l’inscrire, mais cela ne fonctionnait toujours pas. L’employée lui a dit, selon elle, qu’on allait essayer de régler les pépins.

Le portail n’acceptait pas son adresse, explique-t-elle. Il rejetait son code postal ainsi que le nom de la rue et le numéro de sa maison. Elle dit avoir essayé de les inscrire de toutes les façons possibles, mais sans succès.

Nancy Lambert est une mère célibataire. Sa fille unique va entreprendre sa 12e année. La subvention, souligne-t-elle, aiderait beaucoup sa famille. Elle dit avoir finalement réussi à s’inscrire au programme, mercredi, et qu'elle espère recevoir une réponse positive.

Un grand nombre d’appels

Le ministère conseille aux gens qui font une demande de subvention et qui n'obtiennent pas de réponse de composer le numéro sans frais du programme, il reconnaît certains problèmes de ce côté.

Le nombre d’appels reçu est plus élevé que prévu, explique une porte-parole, et le ministère est en train d’embaucher plus de personnel pour répondre à cette demande. Les parents, ajoute-t-elle, peuvent laisser leur nom et numéro de téléphone pour que les employés les rappellent dès que possible

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, assure qu’on s’efforce de régler les problèmes de lignes téléphoniques insuffisantes et de manque de personnel. Il présente des excuses pour les difficultés que rencontrent les gens qui essaient d’appeler pour obtenir de l'aide.

Le ministre donne une conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, invite les parents qui n'arrivent pas à s'inscrire de lui envoyer un courriel (Archives).

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Dominic Cardy ajoute que les parents qui n’arrivent pas à s’inscrire peuvent lui envoyer un courriel. Il dit que personne ne devrait être pénalisé parce qu’ils appellent tard et que leurs enfants n’ont pas le nécessaire dès le premier jour de classe.

C’est ce qu'a décidé de faire Muriel Hamann, résidente de Tabusintac qui dit avoir passé des semaines à essayer d’inscrire son adresse courriel dans le système pour avoir accès au portail. Elle n’a jamais eu auparavant d'adresse courriel enregistrée auprès des autorités scolaires.

Mme Hamann, mère de deux élèves, dit avoir passé des heures au téléphone dans l’espoir de parler à quelqu’un au ministère de l’Éducation, puis au district scolaire et enfin à l’école secondaire de ses fils.

Elle dit penser qu’il est impossible de s’inscrire à moins d'avoir une adresse courriel enregistrée par les autorités scolaires et que seules ces dernières peuvent faire cela.

Muriel Hamann attend un appel de cette école à Miramichi dans l’espoir d’obtenir de l’aide. Elle reconnaît que c’est un nouveau programme et qu’il faut être patient.

Avec les renseignements de Gail Harding, de CBC

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