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QS accuse la CAQ de vouloir « couler le projet de tramway »

Selon Québec solidaire, le gouvernement priorise les projets autoroutiers au détriment du transport en commun.

Image conceptuelle d'un tramway dans un tunnel.

La Ville de Québec a annoncé cet été qu'elle devait revoir son plan pour le tramway et réduire la portée des tunnels.

Photo : Radio-Canada / Ville de Québec

Québec solidaire (QS) ne comprend pas pourquoi la Ville de Québec doit faire des économies pour son projet de tramway, alors que d’autres projets d’infrastructures au Québec reçoivent des sommes plus élevées. Deux députés de Québec veulent un engagement ferme de la part du gouvernement en faveur du transport en commun.

Dans une lettre publiée jeudi matin, Sol Zanetti et Catherine Dorion reviennent sur le contrat de 1,142 milliard de dollars alloué récemment pour la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, à Montréal. Un projet autoroutier qui, au départ, devait plutôt se restreindre à un investissement conjoint de plus 500 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral.

Pendant ce temps, font-ils remarquer, devant un manque à gagner de 700 millions de dollars, la Ville de Québec décide de couper dans son projet de réseau structurant de transport en commun. En transport collectif, quand ça coûte plus cher que la première estimation, on ampute. Deux poids, deux mesures, écrivent-ils.

Au fond, le deux poids, deux mesures, c’est pratique pour un gouvernement qui n'a jamais vraiment cru à l'idée de doter Québec d'un réseau de transport digne de toute grande ville nord-américaine.

Extrait de la lettre des deux députés solidaires de Québec

Plutôt que de s'assurer d'avoir des soumissions compétitives et réalistes, plutôt que de verser un sou de plus pour ce projet essentiel, la Coalition avenir Québec (CAQ) préfère couper dans le projet qui avait été annoncé à la population et renier en partie son engagement, poursuivent les deux députés.

Le gouvernement abandonne la Ville

Québec solidaire croit également que le premier ministre Legault s’en lave les mains du projet de la capitale. François Legault était prêt à construire le 3e lien à n’importe quel prix; aujourd’hui, le même François Legault ne veut pas s’asseoir avec ses partenaires pour boucler un financement adéquat pour le réseau structurant de Québec. Un premier ministre qui voudrait couler le projet ne s’y prendrait pas mieux.

Les deux députés envoient aussi un message aux députés caquistes de la région, qui ne sont pas partisans du projet, préférant laisser les banlieues de la ville dépendantes de ce qui est encore souvent leur seule option : le tout à l’auto.

Les caquistes font du 3e lien leur cheval de bataille.

L'enjeu du 3e lien entre Québec et Lévis avait pris une place importante dans la campagne électorale de la CAQ en 2017.

Photo : Radio-Canada

La Ville prête à passer à la prochaine étape

Pendant ce temps, le projet avance, même la Ville doit attendre l’autorisation du Conseil des ministres, prévue à l’automne.

Après avoir affirmé en point de presse mardi qu’elle était prête à lancer le processus d’appel de propositions, qu’elle n’attendait que le gouvernement, la Ville a réitéré le lendemain en diffusant un communiqué à l’intention des firmes, les invitant à passer à la prochaine étape.

L’analyse de ces candidatures a ainsi permis de confirmer aux consortiums en lice s’ils peuvent poursuivre à l’étape de l’Appel de propositions, écrit la Ville, faisant référence aux trois consortiums qui ont démontré leur intérêt envers le projet de tramway. La Ville indique que des consortiums ont reçu l’invitation, sans préciser le nombre.

Un look futur de ce qu'aura l'air le boulevard Laurier avec le tramway.

Une vue d'ensemble de ce qu'aura l'air le boulevard Laurier avec le tramway.

Photo : Ville de Québec

La Ville rappelle qu’en vertu de la Loi sur les villes et cités, le nombre de candidats qualifiés et l’identité des entreprises composant les candidatures ne seront pas dévoilés.

Elle conclut en précisant qu’elle ira de l’avant avec le processus d’appel de propositions une fois l’autorisation du Conseil des ministres obtenue et les modifications législatives nécessaires apportées.

Par contre, cette autorisation vient avec certaines conditions. Dans une lettre acheminée en mars 2020, le ministère des Transports du Québec (MTQ) précise que l’appel de propositions ne pourra être lancé sans une mise à jour de la portée, de l’échéancier, de la structure de financement et du coût du projet.

Or, le MTQ a lui-même commandé une étude révisée de l’achalandage du projet, dont les résultats devraient être soumis à l’automne.

La Ville de Québec, de son côté, souhaite débuter le processus d’appel de propositions en septembre.

Jeudi, Émilie Lord, une porte-parole du MTQ précise que la mise à jour de la portée du projet est celle effectuée par la Ville.

L'étude d'achalande du MTQ se poursuit et il est impossible de dire à quel moment à l'automne les résultats sont attendus.

Avec la collaboration d'Alexandre Duval

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