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Report des élections jusqu’à 2022 : les négociations reprennent jeudi matin

Des députés assis de tôt et la porte de la salle du Cabinet entrouverte.

La rencontre du 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Au terme d’une rencontre de plus de trois heures à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, les chefs de l’opposition disent avoir eu de « bonnes conversations » avec le premier ministre Blaine Higgs.

Ces discussions au sujet d’un potentiel accord sur le maintien au pouvoir du gouvernement minoritaire progressiste-conservateur jusqu’en 2022 se poursuivront jeudi matin à 9 h à Fredericton et pourraient durer toute la journée.

Nous avons quitté la rencontre en s’entendant sur la tenue d’une autre rencontre demain, alors ça, c’est positif, a déclaré Blaine Higgs aux médias, mercredi soir.

Le premier ministre Blaine Higgs à la table de négociations avec les membres de l'opposition, le 12 août 2020.

Le premier ministre Blaine Higgs à la table de négociations avec les membres de l'opposition, le 12 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

En début de semaine, le premier ministre a proposé aux chefs de tous les partis représentés à l'Assemblée législative de signer un accord pour ne pas déclencher d'élections avant septembre 2022, ou au plus tôt 30 jours après la déclaration d’une éventuelle fin de la pandémie par les responsables de la santé publique.

Le premier ministre aimerait un accord d’ici vendredi. Interrogé sur l’idée des libéraux de se donner le 15 septembre comme échéance, M. Higgs s’est montré réticent à y acquiescer. Si nous devons avoir une élection, on ne pas continuer à en parler pendant un mois, ou deux semaines, ou trois semaines, a-t-il dit.

Blaine Higgs debout et de profil.

Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, à la sortie de la rencontre le 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Les autres chefs de parti sont très attachés à l'idée de ne pas avoir une élection, a affirmé M. Higgs.

Je ne cherche pas juste à être premier ministre pour les deux prochaines années, je recherche l'habileté à avancer collectivement d'une façon à ce que tout ne soit pas simplement rejeté et annulé par un prochain gouvernement, a-t-il soutenu.

Blaine Higgs avait déclaré, mardi, qu'il n'hésiterait pas à plonger la province en campagne électorale si les négociations avec les trois partis d’opposition échouaient.

Les chefs de partis et différents députés assis autour d'une très grande table.

La rencontre du 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers a réitéré mercredi son engagement à ne pas faire tomber le gouvernement en temps de pandémie. Il avait déjà fait cette promesse le 6 juillet et s’est dit prêt à la prolonger de quelques mois, évoquant la date du 31 mars.

Avant l'entrée dans la réunion de mercredi, M. Vickers affirmait qu'il ne ferait aucune concession sur le terrain des droits linguistiques de francophones dans la province.

C'est le seul enjeu, dit-il, sur lequel il ne bougera pas.

Le chef libéral Kevin Vickers à la table de négociations avec ses homologues de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 12 août 2020.

Le chef libéral Kevin Vickers à la table de négociations avec ses homologues de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 12 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Si c'est apporté à la table, nous allons quitter la réunion tout de suite, a soutenu M. Vickers mercredi soir.

Plus tôt cette semaine, le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, avait évoqué, parmi ses priorités, l'équité linguistique, alors que sa formation politique s'oppose au bilinguisme officiel dans la province.

Kris Austin debout près d'un drapeau du Canada.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, à la sortie de la rencontre le 12 août 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Mercredi, M. Austin a qualifié ce genre de négociations de sans précédent.

La collaboration des quatre partis pour essayer de trouver ce qui peut fonctionner devrait donner espoir à tous les Néo-Brunswickois, a-t-il mentionné. Tout le monde est arrivé à cette réunion avec une ouverture d'esprit, a-t-il constaté en fin de journée.

À l’instar des libéraux, les verts sont eux aussi hésitants à s'engager pour deux ans, étant donné qu'il y aura des votes sur le budget durant cette période.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, a toutefois déclaré après la réunion de mercredi qu’il y avait eu de bonnes conversations, sur l’économie notamment, mais aussi sur l’éducation et l’environnement.

David Coon, près de la salle du Cabinet, tient une tasse de café.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, le 12 août 2020.

Photo : Radio-Canada

M. Coon redoute des élections qui, dit-il, seraient perturbatrices.

Selon lui, les Néo-Brunswickois ont été bien servis par un gouvernement minoritaire pendant la pandémie, car la diversité des voix au sein du comité du Cabinet sur la COVID-19 a conduit à de bonnes décisions qui ont efficacement protégé les Néo-Brunswickois. Il évoquait le comité parlementaire non partisan formé en mars pour réagir à la pandémie.

Le Parti progressiste-conservateur détient 20 sièges à l’Assemblée législative et le Parti libéral, 19, sans inclure le président de la Chambre. L’Alliance des gens et le Parti vert ont trois sièges chacun. Il y a aussi un député indépendant et deux sièges vacants.

D'après les renseignements de Jean-Philippe Hughes

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