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Des ressources en familles d’accueil se plaignent d’être laissées à elles-mêmes

 Un jeune adolescent assit la tête baissée, dans un stationnement pour automobile.

La réalité des familles d'accueil est complexe. Les systèmes mis en place pour garder les jeunes en sécurité et les aider à grandir ne fonctionnent pas pour tous.

Photo : Radio-Canada / IVANOH DEMERS

Radio-Canada

Le Regroupement des ressources résidentielles à l’adulte de la Mauricie-et-du-Centre- du-Québec, qui gère environ260 familles d’accueil, a tenu une conférence de presse mercredi pour dénoncer les conditions du milieu. Certaines familles d'accueil se sentent laissées à elles-mêmes.

Selon ses membres, la clientèle en maison d’accueil s’alourdit et se complexifie. Ils doivent s’occuper de 1200 individus aux prises avec des problèmes de santé physique ou mentale. Une situation qui a déjà mené à des incidents de pyromanie, d’automutilation et d’attaque au couteau.

Michelle Manseau, qui a opéré une ressource intermédiaire dans le passé, vit toujours douloureusement son expérience. Elle a depuis fermé son milieu d’accueil.

Ils m'ont intégré une personne qui ne dormait pas la nuit, qui avait des problèmes d'automutilation et qui faisait des trous dans tous les murs, raconte celle qui se sent aujourd’hui impuissante face au système.

Je me retrouve dans une situation avec des personnes qui pètent des coches sans arrêt. Ma maison est remplie de trous. Quand j'ai fermé la ressource intermédiaire pour ouvrir une ressource de type familiale, j'avais 18 000 $ de dommages réclamés aux assurances pour le milieu physique et 23 000 $ pour l'ameublement, parce qu'il n'y avait plus un meuble qui tenait. Ma maison était neuve.

Un homme répond aux questions des journalistes.

Pierre Hébert, le président du Regroupement des ressources résidentielles de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Or, cette clientèle ne devrait pas se retrouver dans le réseau avec les ressources actuelles selon le président du Regroupement des ressources résidentielles de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Pierre Hébert.

Ça fait 20 ans que ça dure. On veut avoir une rencontre avec la députation pour parler de maltraitance et de délinquance. Il faut arriver à des solutions, espère M. Hébert.

Celui qui dénonce ce qu'il qualifie d'omerta au sein de la direction de la santé régionale affirme que les problématiques de santé ne se retrouvent pas dans la description des usagers lors du jumelage avec le milieu d’accueil.

De son côté, le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec affirme partager toute l’information disponible sur le dossier des usagers, sauf si un dossier est partiel en cas d’urgence de placement ou qu’un tiers associé à un usager présente un problème de santé.

Le Regroupement des ressources résidentielles de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec demande de faire partie d’une table de concertation régionale avec les élus.

D’après les informations de Jacob Côté

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