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Charlottetown s'attaque à la maladie hollandaise de l'orme

Un arbre dans la ville de Charlottetown.

La graphiose est causée par un champignon qui est transporté d'un orme à l'autre par un insecte, le scolyte. On reconnaît un arbre malade à son feuillage jauni et desséché, notamment.

Photo : Ville de Charlottetown

François Pierre Dufault

La Ville de Charlottetown tente de freiner la propagation d'une maladie qui a déjà décimé plusieurs centaines d'arbres sur son territoire.

La graphiose, ou maladie hollandaise de l'orme, a fait tomber plus de 500 arbres depuis cinq ans dans la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est une maladie incurable, explique le conseiller municipal Terry MacLeod. Lorsqu'un arbre est touché, il meurt dans les trois à cinq ans.

L'élu, qui préside le comité municipal de l'environnement, laisse entendre que tous les ormes de Charlottetown auraient pu y passer si la Ville n'était pas intervenue.

La maladie hollandaise de l'orme était notre pire ennemi, si je puis dire.

Terry MacLeod, président du comité de l'environnement de la Ville de Charlottetown

Depuis 2015, la Ville de Charlottetown a dépensé des dizaines de milliers de dollars pour inoculer les ormes les plus grands et les plus forts, et abattre ceux qui sont malades.

Le programme aurait permis de freiner la propagation de la maladie, puisque cinq arbres seulement doivent être coupés cette année, selon Terry MacLeod. Les deux premières années, le nombre [d'arbres abattus] était assez élevé. Mais depuis, les choses se sont beaucoup améliorées, note-t-il.

La graphiose est causée par un champignon qui est transporté d'un orme à l'autre par un insecte, le scolyte. On reconnaît un arbre malade à son feuillage jauni et desséché, notamment.

Aujourd'hui, il reste un peu moins de 500 ormes à Charlottetown. Près de 300 de ces arbres se trouvent dans des propriétés privées.

La municipalité s'occupe de l'inoculation [dans les propriétés privées] parce que c'est dans le meilleur intérêt de tous les ormes. Le but est de garder les arbres en santé, peu importe où ils se trouvent.

Terry MacLeod, président du comité de l'environnement de la Ville de Charlottetown

Une nouvelle ronde d'inoculation a lieu, ces jours-ci, sur huit des plus grands ormes de la capitale insulaire afin de prévenir la propagation de la graphiose. L'inoculation est faite par une personne certifiée.

L'abattage des arbres malades a lieu durant l'automne ou l'hiver, lorsque le scolyte est inactif. Le bois est entreposé pendant un certain temps pour exterminer l'insecte. Dans certains cas, il est ensuite utilisé pour la confection de meubles, indique Terry MacLeod. C'est bien qu'on puisse faire quelque chose avec certains de ces arbres, opine-t-il en entrevue avec Radio-Canada.

Fait intéressant : des tables à l'hôtel de ville de Charlottetown sont faites à partir du bois d'ormes malades qui ont dû être coupés.

Par ailleurs, la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard plante systématiquement deux arbres pour chaque orme abattu, souligne le conseiller municipal Terry MacLeod. C'est important d'avoir un processus de remplacement, rappelle-t-il.

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