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Négociations dans le secteur automobile : l'usine de Windsor en bonne posture

 Le président d'Unifor Jerry Dias remet les demandes du syndicat à Jacqueline Oliva de Ford Chrysler Canada mercredi à Toronto.

Le président d'Unifor Jerry Dias remet les demandes du syndicat à Jacqueline Oliva de Ford Chrysler Canada, mercredi, à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Radio-Canada

Parce qu'elle fabrique des véhicules qui sont populaires, l'usine de Fiat Chrysler de Windsor est dans une situation assez favorable alors que s'amorcent cette semaine les négociations contractuelles des syndiqués avec les constructeurs automobiles Ford, Fiat Chrysler et General Motors, au Canada.

Toutefois, la reprise d'un troisième quart de travail, éliminé en juillet, semble très hypothétique.

Dave Cassidy, le président de la section locale 444 d'Unifor, l’énonce sans détour : les négociations pour l’usine de Fiat Chrysler (FCA) de Windsor se concentreront sur les pertes d'emplois causées par la fin du troisième quart de travail.

Retour à l’emploi des salariés

Nous avons de la chance, 700 employés ont accepté les incitatifs au départ, mais nous avons toujours près de 400 jeunes qui ont perdu leur emploi [...] Notre objectif c’est de les faire revenir au travail, explique-t-il.

Une enseigne dans un stationnement vue à travers une clôture en métal.

Les négociations entre les constructeurs automobiles et les travailleurs syndiqués ont débuté mercredi.

Photo : CBC/Chris Ensing

Il craint que la pandémie ne complique le processus de négociation.

Nous ne permettrons pas que la COVID-19 soit utilisée comme prétexte pour réduire l’accord [...] Cette entreprise a fait de grands profits pendant plusieurs années, il est temps de payer en retour, énonce-t-il.

Une situation favorable

Yan Cimon, professeur de stratégie à l'Université Laval, pense tout de même que l'usine de FCA de Windsor est en bonne posture pour les négociations qui débutent.

Le professeur Yan Cimon de l'Université Laval.

Le professeur Yan Cimon, de l'Université Laval

Photo : capture d'écran/Skype

On peut être optimiste parce que Windsor, dans la région, il y a quand même des véhicules assez populaires qui y sont fabriqués, et ça, c'est la clé du succès à la fois pour le maintien du bassin d'assembleurs, mais aussi pour le bassin de fournisseurs.

Yan Cimon, professeur de stratégie à l'Université Laval

En revanche, au sujet du retour à l’emploi des salariés, il explique que tout est encore trop hypothétique : ce n’est pas du tout garanti que la partie patronale voudra aller de l'avant avec ce quart-là étant donné l'incertitude actuelle, affirme-t-il.

Le président de Desrosiers Automotive Consultants, Dennis Desrosiers estime lui aussi que l’usine de FCA est la moins menacée par les négociations qui s'amorcent. Pourtant, elles seront, croit-il, particulièrement difficiles pour le syndicat.

Cette année, les négociations seront parmi les plus difficiles depuis très longtemps, explique-t-il. En effet, la pandémie a mis l’industrie en difficulté; la baisse de la production est la plus importante depuis les années 1930, explique-t-il. D’autre part, selon lui, le marché actuel de l’automobile est à la baisse, et laisse donc présager des difficultés pour les négociations.

Toutefois, l’analyste est lui aussi optimiste pour l’usine de Windsor.

[Elle] est probablement l’une des usines les plus en sécurité au Canada [...] C'est l’une des meilleures usines de FCA en Amérique du Nord. FCA fait partie des quelques entreprises qui produisent des fourgonnettes, explique-t-il, ce qui est un gage de sécurité.

Les conventions collectives actuelles arrivent à échéance le 21 septembre.

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