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Accusé de meurtre, Pascal Gagnon souhaite se faire entendre à son procès

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Pascal Gagnon vêtu d'un habit blanc de prisonnier.

Pascal Gagnon lors de son interrogatoire en 2017.

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Radio-Canada

L’avocat de Pascal Gagnon, accusé du meurtre au premier degré de son ancien partenaire de travail, tient à ce que son client témoigne lors de son procès qui amorçait sa troisième journée, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Même s’il reconnaît que beaucoup de choses peuvent arriver au cours du procès, l’avocat de la défense, Marc-André Champagne, estime que dans le cours actuel des choses, Pascal Gagnon pourrait être amené à témoigner lundi prochain.

J’ai annoncé depuis le début que M. Gagnon souhaitait se faire entendre et qu'il est prêt à témoigner, indique-t-il.

C’est un dossier de meurtre au premier degré. Je ne veux pas qu’un client reste détenu pour le restant de sa vie en se disant qu’il aurait dû témoigner.

Marc-André Champagne, avocat de la défense

Me Champagne a toutefois reconnu que Pascal Gagnon allait être détenu pour le reste de sa vie à l’issue du procès.

C’est un peu la perpétuité qui l’attend, peu importe le verdict que le juge va rendre. Que ça soit un meurtre au premier degré ou au deuxième degré. M. Gagnon, va, si on veut, appartenir au système fédéral pour le reste de sa vie, admet-il.

L’un des aspects cruciaux du procès, selon lui, est de savoir s’il y avait ou non préméditation. Dans les deux cas, Pascal Gagnon écopera d'une peine de 25 ans de prison. Toutefois, s'il est reconnu coupable sans préméditation, il y aura possibilité de libération avant la fin de sa peine.

Un parcours encore approximatif

Par ailleurs, le parcours encore approximatif que Pascal Gagnon a effectué avant de se rendre chez sa victime ne concorde pas tout à fait avec ce qu’il avait raconté en interrogatoire, dont la cassette a été diffusée lors du procès.

Ce que je vois de cette preuve-là, c’est que mon client n’est pas parti de chez lui pour aller assassiner Érick Lavoie et revenir chez lui, soutient son avocat.

Entre le temps qu’il part de chez lui, il fait plusieurs achats, dont des achats de bière. Il va tenter de rejoindre des membres de sa famille pour voir s’il peut aller chez eux. Il n’y a pas de réponse. Il revient [alors] sur ses pas, poursuit-il.

Il est admis que mon client est parti de chez lui et qu’il a fait de la route en descendant vers l’ouest vers Granby, Saint-Paul-d'Abbotsford, Saint-Jean. À un certain moment, il revient. [...] Le ministère public n’est pas capable de préciser exactement par quelle route il est passé.

Marc-André Champagne, l’avocat de la défense

L’avocat veut par ailleurs contre-interroger le policier qui a procédé à l’arrestation de son client, le 4 décembre 2017.

C’est très important dans la recherche de la vérité que ce policier soit entendu et que je puisse le contre-interroger. Je crois que ce policier doit être entendu dans la preuve du ministère public et non pas dans une défense où je ne pourrai pas le contre-interroger, fait-il savoir.

Le procès de Pascal Gagnon fera relâche jeudi et reprendra vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

L’appel au 911 diffusé à l’ouverture du procès

Au premier jour du procès, lundi, un enregistrement de l’appel au 911 le soir de la mort d’Érick Lavoie avait été diffusé. Pascal Gagnon admettait à la répartitrice du 911, le 4 décembre 2017, avoir tiré Érick Lavoie sur Bordeaux.

Pendant la deuxième journée du procès, mardi, Pascal Gagnon a expliqué aux enquêteurs, lors de son interrogatoire, qu’il avait l’intention, le jour du meurtre, de se rendre chez sa tante à Saint-Paul-d’Abbotsford pour un suivi médical le lendemain, à Granby. Il affirmait aussi qu’il transportait son arme, puisqu’il souhaitait faire réparer la mire chez un armurier de Windsor.

À la barre des témoins, mardi, la tante de l’accusé avait contredit la version des faits de ce dernier, déclarant à la cour que le jour du drame, elle était chez elle en après-midi et en soirée.

Avec les informations de Guylaine Charette

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