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L'affaire UNIS devant le comité des langues officielles

Mélanie Joly.

La ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, pourrait être appelée à témoigner devant un comité parlementaire en lien avec l'affaire UNIS.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Les partis d'opposition ont eu gain de cause, à Ottawa, et disposeront d'une nouvelle avenue pour questionner les libéraux à propos de l'affaire UNIS : le comité permanent des langues officielles, dont les membres ont voté à majorité en ce sens, mercredi.

En début de semaine, quatre députés avaient réclamé la tenue d'une réunion d'urgence, mercredi, pour forcer la tenue d'un vote en vue de lancer une nouvelle enquête.

Le Parti conservateur estime que l'organisme UNIS, mieux connu sous le nom de WE à l'extérieur du Québec, non seulement n'offre pas de services dans la langue de Molière, mais ne dispose pas non plus de la présence nécessaire au Québec pour y administrer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Minoritaires au sein du comité, les libéraux ont été battus par les députés de l'opposition lors du vote, mercredi. Les bloquistes appuyaient notamment la motion conservatrice.

Les partis ont jusqu'à la fin du mois pour préparer leur liste de témoins qu'ils voudraient entendre en comité. Les députés conservateurs ont déjà laissé entendre qu'ils pourraient convoquer la ministre Mélanie Joly, responsable du dossier des langues officielles au sein du gouvernement Trudeau, ainsi que le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge.

Au bureau de Mme Joly, on dit que la ministre se présentera sans aucun doute devant le comité si celui-ci la convoque.

L'opposition reproche à Justin Trudeau d'avoir participé à la décision de confier à UNIS la gestion d'un programme de bourses de centaines de millions de dollars, programme pour les étudiants qui font du bénévolat en ces temps de pandémie. Or, la mère et le frère du premier ministre ont eu, à travers les années, des contrats payés avec l'organisme.

Des liens entre la famille du ministre des Finances Bill Morneau et UNIS ont également fait surface.

Lorsque l'affaire a éclaté, UNIS a choisi de retirer ses billes. On ne sait toujours pas comment le programme sera maintenant géré.

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