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Kamala Harris prête à travailler pour l'ensemble des Américains

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Kamala Harris parle sur une tribune l'index levé.

La sénatrice démocrate Kamala Harris a prononcé son premier discours en tant que colistière de Joe Biden mercredi à Wilmington, dans l'État du Delaware.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

Radio-Canada

Apparaissant pour la première fois en public aux côtés de Joe Biden depuis qu’il l’a choisie comme colistière en vue de l’élection présidentielle de novembre, la sénatrice Kamala Harris s’est engagée à se battre pour le peuple américain et à défendre les intérêts de tout le monde si les démocrates accèdent au pouvoir.

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden et Kamala Harris ont prononcé leur premier discours ensemble au collège Alexis I. DuPont de Wilmington, dans l’État du Delaware, où vit l’ancien vice-président. Signe des temps, les candidats et leurs époux sont arrivés masqués sur scène, et ont maintenu les distances de précaution.

Joe Biden a dévoilé mardi sa nouvelle colistière en la personne de Mme Harris, ce qui constitue un choix historique. La sénatrice de la Californie deviendrait en effet la première femme vice-présidente des États-Unis si Joe Biden battait Donald Trump en novembre.

Mme Harris a affirmé que l'Amérique était en manque criant d'un dirigeant lors de son premier discours de colistière. Et pourtant, nous avons un président qui se préoccupe plus de lui que de ceux qui l'ont élu, a-t-elle déclaré.

Nous n’avons pas besoin d’accepter un gouvernement qui a échoué, a-t-elle lancé.

Kamala Harris, 55 ans, a dit vouloir contribuer à défendre le droit à l’avortement, protéger l’environnement, mettre fin au racisme systémique et accroître la justice sociale et raciale. On va se battre pour les gens, a-t-elle promis.

Nous sommes en plein examen de conscience face au racisme et à l'injustice généralisée, a-t-elle affirmé.

Elle propose notamment une nouvelle version de la Loi sur le droit de vote (Voting Rights Act) adoptée en 1965 et qui visait à bannir la discrimination raciale dans l'exercice du droit de vote.

La sénatrice a également dit être à l’écoute des revendications des immigrants, des membres de la communauté LGBTQ, des sans-abris, du mouvement Black Lives Matters et des laissés pour compte.

Tout ce qui nous importe – notre économie, notre santé, nos enfants, le genre de pays dans lequel nous vivons – tout ceci est en jeu le 3 novembre, a-t-elle souligné.

L'enjeu de cette élection, c'est de rebâtir le pays.

Kamala Harris
Joe Biden et Kamala Harris marchent ensemble avec des masques.

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Joe Biden et sa colistière Kamala Harris ont fait leur entrée en portant des couvre-visages.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

Elle a aussi accusé Donald Trump d’avoir provoqué une grave crise économique aux États-Unis parce qu’il a mal géré la pandémie, refusant de baser ses décisions sur la science.

L’administration Trump a plongé le pays dans la pire crise économique depuis la Grande dépression, a-t-elle déclaré.

Elle a dénoncé le fait que 16 millions de travailleurs soient au chômage, que des commerces et des écoles soient fermés, que des gens deviennent malades en raison de la COVID-19 et que le président n'ait pas de plan pour sortir le pays de la crise. Voilà ce qui arrive quand on élit un homme qui n’est pas fait pour l’emploi, a-t-elle clamé.

Alors que d'autres pays suivent la science, Donald Trump fait la promotion d'un remède miracle qu'il a vu sur le réseau Fox News, a indiqué Kamala Harris, soulignant que la crise sanitaire affectait surtout les personnes de couleur.

La colistière démocrate a appelé les Américains a leur donner un mandat fort pour démontrer que ces quatre dernières années ne représentent pas qui nous sommes comme peuple.

Mme Harris a longuement parlé de l'importance de sa famille, de ses deux filles et de son mari, mais aussi de ses parents, qui ont participé au mouvement en faveur des droits civiques.

Elle a confié que ses parents l'amenaient dans les manifestations lorsqu'elle était encore dans sa poussette. Ma mère me disait de ne jamais me plaindre dans la vie, mais d'agir, a indiqué la sénatrice de la Californie, ajoutant que c'est ce qui l'a motivée à consacrer sa vie à la justice et à la politique.

J'ai été élevée pour agir. Ma mère savait qu'elle élevait deux filles noires qui seraient traitées différemment à cause de leur apparence.

Kamala Harris

Biden dit avoir fait le bon choix

Le candidat démocrate Joe Biden a introduit mercredi sa colistière Kamala Harris, la présentant comme la bonne personne pour l'aider à reconstruire le pays, s'ils battent Donald Trump et Mike Pence en novembre.

Joe Biden parle sur une estrade et Kamalda Harris écoute assise sur une chaise.

Joe Biden a dit de Kamala Harris qu'elle était une personne intelligente, expérimentée, dévouée, tenace, intègre et empathique.

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

J'avais le choix, mais je ne doute pas d'avoir choisi la bonne personne pour cette élection vitale pour ce pays, a déclaré M. Biden. Kamala et moi croyons aux possibilités [de cette nation], a-t-il précisé.

Il a souligné que Kamala Harris pouvait désormais servir de source d'inspiration à une nouvelle génération de femmes politiques.

Ce matin, dans tout le pays, des petites filles se sont réveillées, notamment les petites filles de couleur qui se sentent si souvent oubliées et sous-estimées... Aujourd'hui, peut-être, elles se voient différemment pour la première fois : avec l'étoffe d'une présidente ou d'une vice-présidente.

Joe Biden

Joe Biden a promis de remettre le pays sur la bonne voie et de réparer les dégâts causés par Donald Trump au cours des quatre dernières années.

Si Kamala Harris et moi sommes élus, nous allons hériter de multiples crises, d'une nation divisée et d'un monde en déroute, a tweeté le candidat à la Maison-Blanche mercredi. C'est exactement pour cela que je l'ai choisie : elle est prête à diriger dès le premier jour [de la présidence], a-t-il ajouté.

M. Biden a dit vouloir unifier le pays, réconcilier les citoyens américains, en plus de créer de bons emplois. Donald Trump ne cherche qu'à souffler sur les flammes avec ses politiques tirées d'un discours raciste, et provoque les divisions, a-t-il dénoncé, avant de lancer cette question : Que voulons-nous être en tant que pays?

Kamala Harris regarde Joe Biden qui prononce son allocution.

Joe Biden et Kamala Harris prennent tour à tour la parole lors de cet événement à Wilmington, dans le Delaware.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Le candidat démocrate a demandé à Mme Harris la même chose que Barack Obama lui avait réclamée avant d'être nommé colistier : de parler de façon honnête, transparente, de confronter ses idées et de le prévenir s'il s'apprête à prendre une mauvaise décision.

J'ai demandé à Kamala de [...] toujours me dire la vérité, a d'ailleurs confié Joe Biden. Car c'est comme cela que nous prenons les meilleures décisions pour le peuple américain.

M. Biden a noté que son opposant républicain Donald Trump avait déjà commencé à s'en prendre à la sénatrice noire.

Donald Trump a déjà commencé ses attaques, appelant Kamala la "mal intentionnée", pleurnichant parce qu'elle a été "méchante" avec "ses candidats", a dit l'ex-vice-président américain. Ça étonne quelqu'un que Donald Trump ait un problème avec une femme forte, ou les femmes fortes en général?

Élue deux fois procureure à San Francisco (2004-2011) puis à deux reprises procureure générale de Californie (2011-2017), Kamala Harris est critiquée par certains progressistes pour avoir eu des positions trop dures à cette époque.

Elle fut la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'État le plus peuplé du pays.

En janvier 2017, elle a prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l'histoire américaine.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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