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Les élèves sauront-ils porter leur masque pour qu'il soit efficace?

En devant porter un masque dans certaines aires communes, mais pas dans les salles de classe, les élèves devront le manipuler pendant la journée.

Des enfants portant un masque.

Lorsque les enfants « jouent » avec leur masque, l’objectif de réduction des risques de propagation de la COVID-19 n’est pas atteint, notent des experts.

Photo : Associated Press / LM Otero

Des experts doutent de la capacité des enfants à utiliser de manière efficace le couvre-visage, et ce, alors que plusieurs provinces ont annoncé les consignes entourant son port pour leurs élèves à la rentrée scolaire d’automne.

La Colombie-Britannique est en voie de se procurer assez de masques réutilisables pour en fournir au moins deux à tous les élèves et professeurs, a annoncé son ministre de l’Éducation, Rob Fleming.

Ceux-ci ne seront pas obligatoires dans les salles de classe, mais recommandés dans les lieux où la distanciation physique est impossible, dans les corridors et dans les autobus, notamment. Au Québec et en Alberta, ils y seront obligatoires pour certains élèves plus âgés.

C'est donc dire que des élèves devront manipuler leur masque au courant de la journée, une situation jugée « problématique » par le virologue et chercheur clinicien à l'Hôpital Montfort d'Ottawa Hugues Loemba.

C’est difficile de croire que ça va être efficace, que les enfants vont suivre toutes les instructions, quand on a déjà de la misère avec les adultes.

Hugues Loemba, virologue et chercheur clinicien, Hôpital Montfort

Les élèves de 10 ans et plus sont suffisamment responsables pour procéder avec soin, selon lui. Mais, pour les petits, le masque peut être un facteur de risque .

Ils ne vont pas bien mettre en pratique les instructions pour le mettre et le retirer, comment le placer sur leur table de travail, craint-il.

Un élève masqué.

Le port du masque est recommandé dans les aires où la distanciation physique est impossible dans les écoles de la Colombie-Britannique.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Ne pas sous-estimer les enfants

Il ne faut pas [les] sous-estimer, dit le ministre de l'Éducation des enfants au sujet du port du masque selon les recommandations de la santé publique.

Son gouvernement étudie les meilleurs moyens d'enseigner les consignes aux élèves avant la rentrée en utilisant les médias sociaux, des vidéos et du matériel de communication.

Nous cherchons des moyens d'expliquer [aux enfants] comment mettre et enlever les masques, et cela bien avant qu'ils ne retournent à l'école.

Rob Fleming, ministre de l’Éducation de la Colombie-Britannique

La santé publique a fait un excellent travail pour expliquer l'importance des masques. C'est pourquoi nous cherchons des moyens de reproduire cela dans les milieux scolaires, dit-il.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Une réalité à laquelle il faut s'habituer

Dans un document d'information publié par l'Hôpital pour enfants d'Ottawa, Jason Brophy, pédiatre en maladies infectieuses, écrit ceci :« Si un enfant se touche le visage plus fréquemment en portant un masque, l’objectif de réduction des risques de propagation de la COVID-19 n’est pas atteint et l’enfant ne devrait pas porter de masque. »

La solution revient peut-être aux parents. Habituer un enfant à porter un masque à la maison avant d’en porter un en public pourrait permettre de réduire sa tendance à se toucher le visage, note-t-il.

Cet apprentissage est inévitable et fait désormais partie de la nouvelle réalité, affirme le directeur du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, le Dr Brian Conway.

Les enfants doivent apprendre à composer avec cette nouvelle norme de la même façon que les adultes ont à le faire, conclut-il.

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