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Lueur d'espoir pour la reprise du sport scolaire au Nouveau-Brunswick

Les deux équipes sont face à face, accoupies, prêt à démarrer le jeu.

Les sports scolaires, comme le football, ont été suspendu en juin. Mais, les autorités scolaires pourraient faire marche arrière.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

François Le Blanc

Les athlètes-étudiants du Nouveau-Brunswick se croisent les doigts : la prochaine saison sportive pourrait avoir lieu dès le mois de septembre. L'Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick pourrait faire marche arrière et permettre les compétitions malgré tout.

De jeunes hockeyeuses sur la patinoire devant le filet.

En raison des mesures d'urgence forcées par la pandémie, des équipes ont vu leur saison s'arrêter sans pouvoir tenir de championnat.

Photo : Radio-Canada

Dans un courriel envoyé aux écoles, dont Radio-Canada Acadie a obtenu copie, la directrice de l'ASINB, Allyson Ouellette, écrit qu'une rencontre virtuelle a eu lieu pour discuter des saisons sportives.

Aucune activité n’a été annulée pour la saison 2020-2021 jusqu’à présent, mais notre plan de retour au jeu nécessite un examen plus approfondi, écrit-elle. Des discussions doivent avoir lieu entre la Santé publique et le ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, qui est responsable des sports scolaires au Nouveau-Brunswick.

Nous espérons vous transmettre plus d'information sous peu, ajoute la directrice.

Personne n'était disponible pour commenter cette nouvelle au ministère et le bureau de l'ASINB est présentement fermé.

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, pourrait aborder le sujet lors de sa conférence de presse bihebdomadaire jeudi.

Dominic Cardy donne une conférence de presse

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, donnera à partir du 13 août, des conférences de presse pour expliquer le retour en classe. Le sport scolaire est l'un des sujets abordés au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada

L'ASINB avait soulevé l'ire des athlètes et de leurs parents, à la fin du mois de juin, en annonçant la suspension de 11 sports. Seuls le golf, la natation, le cross-country et le badminton ont reçu le feu vert pour aller de l'avant à la rentrée.

Des jeunes filles habillées en jaune et bleu sont debout près des lignes de côté.

Le cheerleading était l'une des activités qui a été suspendue pour la saison et qui pourrait revenir.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

On ne sait pas encore où en est le plan de retour au jeu de l'ASINB. Mardi, lors de la conférence de presse de la Santé publique, la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, mentionnait que seulement la Ligue de hockey junior majeur du Québec et un événement national de curling en préparations des Olympiques avaient soumis des protocoles de retour au jeu.

Optismisme prudent

L'entraîneur-chef des Matadors de Mathieu-Martin, au football, Philippe Long, a hâte de préparer sa prochaine saison. Mais, tout est au neutre pour le moment. Il a confiance dans le processus de décision.

Un joueur est plaqué au sol pendant un match

Le football est un sport de contact. Il se peut que les entraîneurs doivent trouver des variantes du jeu pour retour sur les terrains.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Être capable de jouer, je suis pas mal optimiste lorsqu'on regarde les différentes phases que nous avons traversées, explique le mentor des Matadors. Il faut être ouvert à toute éventualité.

Le football est l'un des sports où il y a le plus de contacts. Mais, il y a encore des options pour jouer et offrir une saison aux joueurs dans l'environnement le plus sécuritaire possible.

Tu ne peux pas t'en sortir, tu ne peux plaquer quelqu'un sans le toucher, rappelle Monsieur Long. Il nous faut donc regarder les avenues: le football-drapeau à 7 contre 7 (le flag-football) ou à la formule two-hands touch (touchez l'adversaire à deux mains). On veut donner l'occasion aux jeunes de jouer.

Une saison au printemps pourrait même être envisagée. Mais, si l'ASINB et la Santé publique ne trouvent pas de solutions, il se peut que les joueurs scolaires choisissent de jouer dans les ligues municipales.

Si on ne fait pas l'activité, ça nuit au développement. Mais, si on trouve une alternative, c'est l'occasion pour les jeunes de développer d'autres habiletés.

Philippe Long, entraîneur-chef, Matadors de Mathieu-Martin

Les ligues comme l'Association de football du Grand Moncton, par exemple, sont régies par les fédérations provinciale et nationale. Tandis que le sport scolaire, lui, est sous l'égide du ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance. D'où la différence entre le droit de jouer ou non.

D'ici la décision, Philippe Long prépare sur papier ce qu'il pourra enseigner aux jeunes.

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