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Les légendes des Îles-de-la-Madeleine, en vedette au festival Acadie Rock

Marjolaine Bourgeois, artiste visuelle, pose devant trois de ses œuvres à la Galerie Sans Nom, au Centre culturel Aberdeen de Moncton, en août 2020.

Marjolaine Bourgeois, artiste visuelle, pose devant trois de ses œuvres à la Galerie Sans Nom, au Centre culturel Aberdeen de Moncton, en août 2020.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

L’artiste visuelle Marjolaine Bourgeois propose une exposition inspirée par les légendes des Îles-de-la-Madeleine à la Galerie Sans Nom, au Centre culturel Aberdeen, à Moncton.

Établie au Nouveau-Brunswick depuis plusieurs années, l’artiste originaire des Îles-de-la-Madeleine, souhaitait depuis longtemps explorer les légendes de chez elle.

Le titre de l’exposition, Légendes de la demoiselle, fait référence aux hautes buttes qu’on retrouve à Havre-Aubert et que les Bretons appelaient les demoiselles. On les retrouve dans les œuvres et les histoires qu’elle a brodées.

Pas de figure de style ici, puisque la particularité du style de Marjolaine Bourgeois, c’est son usage des matériaux textiles et sa technique de broderie pour créer des tableaux colorés et fantaisistes.

Broder des images

C’est drôle, quand je lisais la définition de légende dans le dictionnaire, ça disait, des histoires qui ont été bordées, raconte l’artiste enjouée par l’ironie, puisqu’il s’agit de sa technique de prédilection.

Deux toiles sur lesquelles on voit un phoque et l’autre des oiseau et un homme qui marche.

Legendes de la demoiselle est présentée à la Galerie Sans Nom, au Centre culturel Aberdeen, du 12 au 18 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

Chaque oeuvre demande un grand travail de minutie, puisqu’elle mélange plusieurs techniques artistiques : Tissage, photographie, estampe, peinture, et broderie peuvent se retrouver dans la même oeuvre.

J’ai développé une technique où je peux transférer des images sur du tissu, et je tisse les oeuvres comme ça [...] Je coupe des lanières dans les images, c’est du tissage d’images puisque le tissage se fait à partir de différents fils, différents tissus.

Marjolaine Bourgeois, artiste visuelle

Dans certains cas, Marjolaine Bourgeois peint sur un grand tissu qui sert de toiles de fond, sur lequel elle vient broder des images, qui sont en fait des photos imprimées sur un bout de tissu. À cela s’ajoute parfois de la peinture, dans des teintes vibrantes.

Une technique qu’on pourrait qualifier de courtepointe 2.0.

D’autres œuvres sont tissées : lorsque la toile est complétée, elle la découpe en lanières, pour ensuite tisser les lambeaux d’image l’un dans l’autre.

Marjolaine Bourgeois s’amuse beaucoup à tromper l’œil du public en jouant avec les textures.

Il faut parfois s’approcher de très près afin de déterminer si le fil que l’on regarde est un vrai fil, ou s’il a été imprimé, photographié ou ajouté à la peinture.

Les légendes des Îles

Les légendes des Îles-de-la-Madeleine se transmettent de génération en génération. Marjolaine Bourgeois a beaucoup lu au sujet de ces histoires pour les mettre en images.

Il y aurait eu plus de 700 naufrages, raconte l'artiste, qui souhaitait mettre en scène des personnages qui ont marqué l'imaginaire des Madelinots.

4 oeuvres au mur sur lesquelles on retrouve plusieurs personnage/animaux

Les légendes des Îles-de-la-Madeleine se transmettent de génération en génération.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

Coffin est un général anglais très présent dans les histoires des îles, parce qu’il a vécu avec les Madelinots et il leur a fait payer leurs terres, c'est un personnage que je voulais mettre là.

Marjolaine Bourgeois, artiste visuelle

La légende veut également que des Vikings aient visité les lieux.

On se dit, peut-être que c’est ici le Vinland, ce paradis que les Vikings décrivent dans leurs écrits, ajoute-t-elle.

Plusieurs animaux typiques des îles se retrouvent aussi dans ces légendes. Un renard, des phoques, ou l’oiseau brodeur, que l’artiste s’est amusée à imaginer plus grand que nature, dans des couleurs vives.

Oeuvre seule, d’un genre de canard/oiseaux rosé

L’artiste s’est amusée à imaginer cet oiseau plus grand que nature, dans des couleurs vives.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau-Potvin

Cependant, chaque oeuvre n’est accompagnée que d’un titre, c’est donc au visiteur d’en faire sa propre interprétation.

J’aime bien que les gens s’imaginent une légende en regardant.

Marjolaine Bourgeois, artiste visuelle

Marjolaine espère que ses œuvres donneront envie au public de faire des recherches pour découvrir l’histoire qui s’y cache.

À voir en personne ou à la maison

Le public est invité à visiter l'exposition en personne à la Galerie Sans Nom, tout en respectant les mesures de distanciation physique.

Une visite virtuelle et un entretien avec l'artiste seront également mis en ligne afin que tout le monde puisse découvrir les légendes de la demoiselle.

Je suis fière qu’on reconnaisse que les îles font partie de l’Acadie, ajoute l’artiste, qui se réjouit de partager les histoires de son patelin, dans le cadre des célébrations d’Acadie Rock.

L'exposition Légendes de la demoiselle est présentée du 12 au 18 août 2020 à la Galerie Sans Nom.

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