•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les précisions sur le plan de retour à l’école de la Saskatchewan critiquées

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une jeune élève portant un masque à l'école.

Les conseils scolaires peuvent décider d'imposer le port du masque dans les écoles.

Photo : Halfpoint/Shutterstock

Radio-Canada

Alors que le gouvernement de la Saskatchewan a modifié ses lignes directrices pour un retour en classe sécuritaire et donne plus d’autonomie aux divisions scolaires, certains parents estiment que les règles devraient être les mêmes pour toutes les écoles de la province.

Mardi, le ministre provincial de l’Éducation, Gordon Wyant, a indiqué que les divisions scolaires qui désirent adopter une approche plus prudente lors de la rentrée scolaire, avec le port du masque obligatoire, pourraient le faire.

Ainsi, certaines divisions scolaires, dont le Conseil des écoles fransaskoises, obligeront les élèves de la 4e à la 12e année à porter un masque dans les zones à forte concentration d'écoliers comme les couloirs ou l'autobus.

Chaque division scolaire est différente, chaque école est différente, affirme Gordon Wyant. Nous pensons que les divisions scolaires locales, de concert avec leurs responsables sanitaires locaux, seront les mieux placées pour déterminer où les masques sont appropriés et où ils ne le sont pas.

Peu convaincus

Elya Lam, une mère de famille de Saskatoon, gère le groupe Keep Saskatchewan Kids Safe sur les réseaux sociaux. Elle estime que le port du masque devrait être obligatoire dans toutes les écoles de la province.

Mme Lam dénonce des inégalités entre les divisions scolaires. En laissant les divisions scolaires décider, nous prenons le risque que certains élèves et enseignants soient mieux protégés que d’autres, affirme-t-elle. En tant que mère de famille, je ne suis pas d’accord que des enfants courent le risque d’attraper la COVID-19 en allant à l’école.

D’autre part, Elya Lam demande la mise en place de système de ventilation, de test et de suivi, ainsi que la réduction du nombre d’élèves par classe.

Plus de clarté

L'opposition provinciale demande au gouvernement de faire la lumière sur sa position concernant le nombre d'élèves par classe.

Si les écoles réduisent le nombre d'élèves par classe, il va falloir embaucher des enseignants, estime la porte-parole en matière d'éducation pour le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, Carla Beck.

Elle réclame ainsi des fonds pour permettre aux divisions scolaires de faire face à ce défi.

Elle dénonce également le fait que le plan du gouvernement et ses ajustements arrivent à deux semaines de la rentrée des classes.

La Fédération des enseignantes et enseignants de la Saskatchewan fait le même constat. Dans cette période d’instabilité, nous devrions pouvoir compter sur les directives publiques plutôt que sur des suggestions pour s’assurer d’un retour à l’école en toute sécurité, écrit Patrick Maze, le président du syndicat enseignant, dans une déclaration reçue par courriel.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Les médecins se prononcent

Le port du masque est également fortement suggéré par le Collège des médecins de famille de la Saskatchewan, ainsi que l’Association médicale de la Saskatchewan.

Certains parents, comme Janice Braden, mère d’une adolescente de 16 ans, demande d’ailleurs que le plan de retour à l’école soit approuvé par l’association médicale.

Si le gouvernement de la Saskatchewan pouvait produire un plan portant le sceau de l'Association médicale de la Saskatchewan, je crois que les parents seraient rassurés.

Janice Braden, mère de famille

La division scolaire publique de Saskatoon, que fréquente la fille de Mme Braden, a décidé d'imposer le port du masque, mais Janice Braden reste inquiète. Pour être honnête, je pense qu'il est trop tard pour faire des ajustements avant le 1er septembre, dit-elle. Je crois que nous devons penser à retarder l'année scolaire d'un mois, jusqu'à ce que les autorités puissent mettre en place un plan qui tienne compte de toutes ces considérations.

Avec les informations d'Alex Soloducha

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !