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Yves-François Blanchet lance un ultimatum aux libéraux

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Yves-François Blanchet en gros plan l'air surpris.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet estime que ces excuses ne sont pas suffisantes.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le Bloc va déposer une motion de censure cet automne si le premier ministre Justin Trudeau, sa cheffe de cabinet Katie Telford et son ministre des Finances Bill Morneau ne démissionnent pas.

Yves-François Blanchet et son parti ne lâchent pas le morceau. Le scandale UNIS, notamment, ainsi que l’utilisation de la subvention salariale par le Parti libéral du Canada à hauteur de près de 2 millions de dollars sont les raisons qu'il invoque pour expliquer sa perte de confiance dans le gouvernement.

Pour le bien du Québec et du Canada, ils devraient tous les trois se retirer, a déclaré le chef bloquiste devant les journalistes à Ottawa, mercredi matin.

Pourquoi Telford aussi?

Le Bloc demandait déjà la démission de MM. Trudeau et Morneau. S'ajoute maintenant Katie Telford, qui a fait les manchettes au cours du week-end en raison d'une affaire impliquant son mari, Robert Silver. Le National Post a révélé que le gouvernement avait confié la responsabilité d'un programme d'aide d'urgence pour le loyer commercial à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), qui à son tour l'a confiée à MCAP, un prêteur hypothécaire dont M. Silver est vice-président. Le cabinet du premier ministre affirme que la SCHL a choisi de sous-traiter le programme de manière indépendante, et que Mme Telford a alerté le commissaire à l'éthique en janvier, lorsque son mari est devenu cadre supérieur chez MCAP. Cette explication n'a pas satisfait l'opposition.

On peut facilement en conclure que cette motion sera déposée dès la rentrée parlementaire, car il semble fort improbable que le premier ministre démissionne d’ici un mois.

Pas d'appui franc au Bloc

Les conservateurs et leurs 121 sièges aux Communes sont la clé ici. Car même à eux deux, le Bloc, avec 32 députés, et le NPD, avec 24, n’ont pas assez de sièges pour faire adopter quoi que ce soit.

Interrogé sur la motion de censure annoncée du Bloc, Alain Rayes, le député conservateur de Richmond-Arthabaska, a donné une réponse tiède.

On verra en fonction de la situation, on verra si le Bloc québécois met en exécution sa motion qu’il veut déposer. Et notre prochain chef pourra, avec son équipe, regarder de son côté, a-t-il dit.

Du côté du Nouveau Parti démocratique, il semblerait que cette motion ne constitue pas une priorité. Alexandre Boulerice, le député de Rosemont-La Petite-Patrie, qui s’est exprimé au nom de son parti, vise plutôt une réforme de l’assurance-emploi à l’automne.

Je comprends que M. Blanchet fait ça pour une question partisane. Nous, notre intérêt est d’aider concrètement les Québécois et les Québécoises. On verra ce qu’on est capables d’aller chercher cet automne, notamment avec la réforme de l’assurance-emploi, a expliqué M. Boulerice.

Pour François-Philippe Champagne, le ministre des Affaires étrangères, le Bloc devrait se pencher sur d’autres enjeux. On aimerait que les gens du Bloc québécois gardent le cap, parlent des enjeux qui concernent les Québécois et les Québécoises, a-t-il dit à la Chambre des communes.

Quant à savoir si une deuxième vague de COVID-19 pourrait freiner son projet, M. Blanchet affirme que des mesures existent pour assurer la sécurité des gens qui voteraient.

La COVID-19 en soi n’est pas une raison suffisante pour s'empêcher de déclencher des élections, croit-il. Si on prend le raisonnement a contrario, ça voudrait dire que tant qu’il y a pandémie, nous vivons en dictature, a-t-il dit.

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