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Perdues, deux personnes passent la nuit sur une île sauvage du nord de la Saskatchewan

Un bateau sur un lac à l'aurore.

Les deux naufragés ont été retrouvés sains et saufs aux petites lueurs du jour, mardi.

Photo : Courtoisie / Devin Bernatchez / Devin Bernatchez

Radio-Canada

En raison des forts vents qui ont fait dévier leur embarcation, une femme et son fils ont passé la nuit de lundi à mardi sur une île sauvage du nord de la Saskatchewan. Ils ont été secourus le lendemain matin.

Les deux rescapés, une femme et son enfant de 8 ans sont originaires des Battlefords. Ils avaient décidé de faire du canoë sur le Lac La Ronge, au nord de Prince Albert, lundi après-midi et de rejoindre ainsi le reste de leur famille sur la plage du complexe hôtelier de Waldin Bay.

Cet après-midi-là, les vents soufflaient à près de 50 km/h, d’une telle force que leur esquif a dérivé vers l'intérieur du lac pour finalement échouer sur la rive de l’île Eliason.

Selon Devin Bernatchez, un conseiller de la bande indienne du Lac La Ronge, la femme a décidé d’arrêter de ramer à l’encontre des vagues. Elle a juste suivi le vent au lieu de le combattre, affirme le leader autochtone. Ce qui est la bonne méthode pour ne pas faire chavirer l’embarcation par grands vents.

La mère et son enfant ont ensuite attendu sur l’île l'arrivée des secours.

Des recherches lancées immédiatement

Devin Bernatchez affirme que les deux personnes ont été déclarées manquantes dès lundi dans la soirée. Le conjoint de la disparue était affolé, d'après le chef des services incendie de Sucker River, Maurice Ratt.

Les équipes de recherches se sont mises en branle immédiatement. Le personnel de secours, des volontaires originaires de Waldin Bay, Sucker River, La Ronge et Stanley Mission, ainsi que des membres de la GRC et des agents de conservation de la nature y ont participé.

Un canoë sur la rive.

Les deux pagayeurs se sont échoués sur les berges d'une île sauvage du Lac La Ronge.

Photo : Courtoisie / Trevor Ratt / Trevor Ratt

Les rescapés ont aperçu les lumières des secours cette nuit-là, mais leurs cris ont disparu dans le bruit des vagues et du vent. La femme affirme qu’elle et son fils criaient aussi fort qu'ils le pouvaient, raconte M. Bernatchez. Cela a dû être dur pour elle, car elle nous a vu passer sans les voir.

Finalement, après une interruption des recherches durant la fin de la nuit, les deux naufragés ont été récupérés sur les coups de 6 h du matin mardi. Ils étaient secoués et ils avaient froid, affirme le conseiller autochtone. Et ils avaient surtout faim.

La femme secourue à décliner les demandes d’entrevue, mais à souligner être reconnaissante pour la fin heureuse de leur escapade improvisée . Cela aurait pu mal finir, ajoute-t-elle. Sans les équipes de secours, mon fils et moi ne serions pas là.

Avec les informations de Kelly Provost.

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