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Certains conducteurs d'autobus scolaires hésitent à prendre le volant à la rentrée

Un conducteur de bus scolaire est installé au volant et est équipé d'un couvre-visage.

Un conducteur d'autobus scolaire à Gatineau, au Québec.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un certain nombre de transporteurs scolaires en Ontario s’inquiètent des conditions dans lesquelles ils devront travailler, dans un contexte de pandémie.

Dans son plan pour la rentrée scolaire, le gouvernement de l’Ontario indique que les autobus devraient circuler à un niveau proche de leur capacité en septembre. Ce qui, pour les plus grands véhicules, représente près de 70 élèves.

Les autorités n’ont déterminé aucune limitation du nombre d’usagers, mais ont débloqué des fonds pour fournir des équipements personnels de protection et pour le nettoyage des habitacles.

Le nombre exact d’enfants qui utiliseront le service ne sera pas connu d’ici à ce que les parents aient choisi l’éducation en ligne ou en classe pour leur progéniture.

Alors que les parents remplissent les sondages envoyés par leurs commissions scolaires, de nombreux conducteurs ont indiqué qu’ils attendent de savoir combien d'élèves ils devront conduire avant de prendre leur décision, déclare Nancy Daigneault, directrice générale de l’Association des bus scolaires de l’Ontario, qui représente les exploitants.

Doute et inquiétude

Je pense que nous allons obtenir plus de clarté… en fonction de la capacité des bus, dit-elle. Je pense qu'il y a encore beaucoup [de conducteurs] dans le doute en ce moment.

Debbie Montgomery, qui représente environ 1300 chauffeurs d'autobus de la région du Grand Toronto en sa qualité de présidente d'Unifor 4268, l'a exprimé plus franchement en affirmant qu'il y avait une inquiétude phénoménale.

Des bus scolaires sont stationnés.

Certains conducteurs hésitent à s'installer au volant pour la prochaine rentrée scolaire, par crainte d'être exposés au virus.

Photo : CBC/Kate Rutherford

Un autobus scolaire n'a pas la superficie d'une salle de classe, dit-elle. Et nos chauffeurs d'autobus scolaires pourraient transporter [l’équivalent de] trois salles de classe.

Kevin Hodgkinson, directeur général du consortium Toronto Student Transportation Group, affirme que les conducteurs ne s'engagent généralement pas à travailler tant que les itinéraires proposés ne leur ont pas été présentés.

Des pénuries de conducteurs possibles

Cette année, dit-il, ce processus a été retardé et ne se produira à Toronto que lors de la dernière semaine d'août, soit environ deux semaines avant le premier jour de classe.

Les pénuries sont toujours une possibilité, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était trop tôt pour dire à quoi ressemblera cette année.

Pour se préparer à une pénurie de chauffeurs, M. Hodgkinson avance que le Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) et son pendant catholique (TCDSB) envisagent la possibilité d'une approche par étapes.

Nous donnerons la possibilité aux élèves ayant des besoins spéciaux... Et puis les élèves qui sont dans les classes régulières, leur autobus peut ne pas commencer pendant quelques semaines après le début de l'école. Les parents peuvent donc être responsables du transport de ces élèves, prévoit-il.

Le mieux est de se préparer au pire et d'espérer le meilleur, ajoute-t-il, avant de préciser : Je ne pense pas que quiconque se sente à l'aise en septembre.

Avec les informations de CBC

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