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Rassemblement en appui à Tristen Durocher à son campement de Regina

Des dizaines de personnes sont rassemblées à Regina pour soutenir Tristen Durocher, un activiste métis de 24 ans.

Selon des données du Bureau du coroner de la Saskatchewan, 2338 personnes se sont suicidées entre 2005 et 2019, 28 % d’entre elles étant des autochtones.

Photo : Radio-Canada / Matt Howard

Radio-Canada

Plusieurs chefs et membres de Premières Nations sont venus à Regina offrir leur soutien à Tristen Durocher. Cet activiste Métis campe devant l’Assemblée législative pour sensibiliser les Saskatchewanais aux suicides dans les communautés autochtones. Certaines des personnes présentes ont livré des témoignages poignants sur le suicide dans leur communauté.

Si ce n’était pas de mes parents, je ne sortirais pas du lit, a soufflé une participante veuve depuis le suicide de son mari, il y a un mois.

Comme elle, des dizaines d’autres personnes ont répondu à l’appel lancé par la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) pour soutenir Tristen Durocher. Ce jeune homme de 24 ans a marché de La Ronge jusqu'à Regina pour y faire une grève de la faim. Il demande à la Saskatchewan d'améliorer son plan de lutte contre le suicide.

Tristen Durocher est source d'inspiration pour Tammy Cook Searson, cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge.

Ses actions résonnent dans nos communautés, tant au niveau provincial qu’à l’échelle du pays. Merci de donner une voix et de l’espoir à ceux qui n’en ont pas.

Tammy Cook Searson, cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge

Selon des données du Bureau du coroner de la Saskatchewan, 2338 personnes se sont suicidées entre 2005 et 2019, 28 % d’entre elles étant des Autochtones.

Le chef de la FSIN, Bobby Cameron, estime qu’il s’agit ni plus ni moins d’une pandémie.

Nous pourrions remplir un terrain complet avec des photos de personnes qui se sont enlevé la vie, a-t-il indiqué.

Au-delà de ces statistiques, d’autres ont voulu lancer un message d’espoir pour l'avenir. C’est le cas de Perry Bellegarde, le chef de l'Assemblée des Premières Nations.

À tous les jeunes qui nous écoutent, n’abandonnez pas. Vous êtes spéciaux, vous êtes aimé et vous avez un but.

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations

Les personnes présentes à ce rassemblement étaient unanimes : les gouvernements provincial et fédéral doivent agir concrètement pour répondre à la crise qui sévit en Saskatchewan.

Les communautés autochtones sont laissées à elles-mêmes, disent-ils. Les autorités doivent agir.

Une grève de la faim pour faire bouger les choses

Tristen Durocher, qui a entamé sa grève de la faim le 31 juillet dernier, a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il y mettra un terme le 13 septembre.

Avant d’installer son tipi près de l’Assemblée législative et d’entamer cette grève, Tristen Durocher a parcouru 635 kilomètres entre La Ronge et Regina dans le cadre de la marche Walking With Our Angels.

Les marcheurs qui ont participé à cette marche manifestaient pacifiquement pour que la province agisse en matière de prévention du suicide.

Le rejet d’un projet de loi déposé par l’opposition officielle, qui aurait obligé le gouvernement à reconnaître le suicide comme une priorité en matière de santé publique, en a été l’élément déclencheur.

La semaine dernière, Tristen Durocher a rencontré la ministre responsable des Premières Nations, des Métis et des Affaires du Nord, Lori Carr, et le ministre responsable de la Santé en milieu rural, Warren Kaeding.

L’échange s’est avéré décevant, a-t-il indiqué après la rencontre, ajoutant qu’il a constaté leur manque d’empathie et d’humanité.

Avec les informations d'Emmanuelle Poisson

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