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Le directeur évincé du Bear Clan dénonce l’ingérence du CA

James Favel, portant une casquette, devant un mur de briques rouges.

L'ancien directeur général de la patrouille Bear Clan, James Favel, avait contribué à la relance de l'organisme, en août 2014.

Photo : Radio-Canada / John Einarson

Radio-Canada

James Favel, l’ancien directeur général de la patrouille communautaire de Winnipeg, le Bear Clan, brise son silence sur les raisons qui ont mené à sa destitution de l’organisme qu’il a fondé.

M. Favel dit qu’un conflit avec le conseil d'administration du Bear Clan a atteint un point critique au printemps, menant à son licenciement, qui a été annoncé le 31 juillet dans un communiqué de presse publié un vendredi après-midi.

Aucune raison n'a été donnée à l'époque pour son licenciement.

Il allègue que le conseil d'administration interférait avec sa gestion des opérations quotidiennes de l'organisation, qui effectue des patrouilles communautaires et livre de la nourriture aux personnes dans le besoin.

James Favel soutient que la composition du conseil n’est plus représentative de la communauté que dessert la patrouille. Il ajoute que les membres du CA occupent illégalement leurs postes après la fin de leur mandat, vu qu’ils n’ont pas tenu d’assemblée générale annuelle en novembre 2019.

J'ai construit le Bear Clan en grande partie par moi-même et le simple fait que neuf personnes non représentatives de la communauté puissent venir et me le prendre est assez frustrant.

James Favel, ancien directeur du Bear Clan

James Favel était l'une des trois personnes qui ont aidé à ressusciter le Bear Clan en 2014 en raison du meurtre de Tina Fontaine, après plusieurs années d’inactivité. Lancé avec 12 bénévoles avec un budget de 900 $, l’organisme compte maintenant environ 1700 bénévoles partout à Winnipeg.

Les contributions financières à l'organisme l'année dernière ont atteint 1,5 million de dollars, a indiqué James Favel en février.

Un groupe d'homme et de femmes marchent dans une rue.

Des bénévoles de la patrouille Bear Clan circulent dans les rues de la ville en 2017.

Photo : La Presse canadienne

M. Favel affirme que dans une lettre expliquant les raisons de son licenciement, le CA cite une plainte d’une employée, qui a déclaré qu'il l'avait forcée à travailler à domicile, qu’il lui avait refusé une augmentation, qu’il avait refusé de la laisser voyager avec l’organisme et qu’il l'avait appelée en dehors des heures de travail.

Radio-Canada n’a pas vu la lettre en question.

M. Favel affirme que le conseil avait utilisé cette employée pour s’ingérer dans le fonctionnement de l’organisme en lui demandant de le consulter et d'agir selon ses instructions.

Shaneen Robinson-Desjarlais, la présidente du conseil d'administration nie les allégations de James Favel.

Les nombreuses déclarations faites aux médias par M. Favel ne sont pas vraies , déclare-t-elle. Plus précisément, ce sont des efforts de M. Favel de changer de canal. Il connaît les vraies raisons pour lesquelles son emploi a été résilié et il n’en parle pas.

Elle allègue que James Favel a fait preuve de comportement inapproprié , y compris de manque de professionnalisme et d'intimidation envers un employé.

Trop de policiers au CA

James Favel dit qu’il envisageait un Bear Clan avec une direction entièrement autochtone et un conseil d'administration à majorité autochtone. Ce n’est pas le cas, dit-il.

Il est également préoccupé par le nombre de policiers actuels et retraités siégeant au CA. Le policier Brian Chrupalo y siège ainsi que Devon Clunis, l’ancien chef de police de Winnipeg. C’est exactement ce contre lequel je me battais , dit-il.

Une controverse a éclaté plus tôt cette année autour des publications sur les réseaux sociaux de la membre du conseil d'administration Réjeanne Caron, une policière de Winnipeg.

Elle niait l'existence de racisme systémique auprès des forces policières. Elle a finalement démissionné de son poste.

James Favel a ouvertement déclaré son désaccord avec Réjeanne Caron, ce qui a empiré, selon lui, les tensions avec le conseil d’administration.

Avec les informations de Cameron MacLean

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