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L'économie de l'Est souffrirait d'une longue grève au port de Montréal

Deux grévistes brandissent des pancartes a l’entrée du port de Montréal.

La grève des débardeurs du port de Montréal a été déclenchée lundi matin.

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des députés fédéraux s'inquiètent des conséquences d'une grève qui s'éterniserait au port de Montréal sur l'économie de l'Est-du-Québec.

Le député fédéral de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, le conservateur Bernard Généreux, se dit particulièrement préoccupé par la grève des débardeurs déclenchée lundi.

Selon M. Généreux, c'est toute l'économie de l'Est-du-Québec qui pourrait souffrir de cet arrêt des opérations.

Bernard Généreux.

Le candidat conservateur dans Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, Bernard Généreux

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

[Il y aurait des impacts pour] les exportateurs et importateurs du Canada, du Québec, et particulièrement de notre région, avance-t-il. Évidemment, ils ont déjà de la difficulté à exporter leurs produits.

On est une région exportatrice de matières premières, que ce soit le bois, la tourbe ou la transformation alimentaire. Donc ça a des impacts directs chez nous et j'espère que ça va se régler rapidement.

Bernard Généreux, député fédéral de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup

Le député souligne que son parti met beaucoup de pression sur le gouvernement fédéral qui, selon lui, ne semble pas vouloir s'en mêler.

Bernard Généreux ajoute que de nombreux entrepreneurs de sa circonscription ont déjà fait part de vives inquiétudes. Il demande à ce que le gouvernement fédéral agisse rapidement, notamment en faisant appel à un autre négociateur.

 Des conteneurs empilés au port de Montréal.

Le port de Montréal accumule deux semaines de retard dans ses activités de manutention.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Toutefois, le député croit qu'il est trop tôt pour parler de loi spéciale. C'est important de respecter à la fois le syndicat, les employeurs et le port de Montréal pour essayer de régler ça de façon commune, tout le monde ensemble, estime-t-il.

C'est toujours gagnant-gagnant quand on réussit à régler sans loi spéciale, parce que c'est pas agréable pour personne. Par contre, il pourrait y avoir une loi spéciale, mise en attendant, c'est-à-dire une reprise de travail pendant que les négociations continuent, avec un médiateur spécial.

De son côté, le député bloquiste de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, fait confiance à la bonne foi des négociateurs pour le moment.

Maxime Blanchette-Joncas répond aux questions d'un journaliste dans son bureau.

Le député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas.

Photo : Radio-Canada

Mais si la grève s'étirait, il croit lui aussi que les conséquences pourraient être néfastes au Bas-Saint-Laurent, entre autres pour les producteurs de grain qui exportent.

Aussi porte-parole en matière de voie maritime du Saint-Laurent pour le Bloc québécois, Maxime Blanchette-Joncas s’inquiète pour les entreprises manufacturières de la région qui font de la transformation.

Il y a beaucoup d’approvisionnement qui se fait sur la scène internationale, de leur côté, mentionne le député. Certains vendent leurs produits à l’international. Le port de Montréal, c’est la plaque tournante, la porte d’entrée pour le Canada. C'est certain que ça aura des impacts pour eux.

Il cite aussi l'exemple des pilotes de la région qui sont embauchés pour guider la navigation sur le fleuve à bord de porte-conteneurs. Jusqu’ici, huit porte-conteneurs ont été détournés vers St. John’s, Halifax et New York, précise le député. C’est le gagne-pain des pilotes qui est menacé.

À plus long terme, les producteurs acéricoles pourraient aussi souffrir d’une longue grève, a appris le député. Plus de 80 % de leur production est destinée à l’exportation internationale, explique-t-il. Leur rémunération est déterminée en fonction des ventes.

Selon Maxime Blanchette-Joncas, il y a une volonté de la partie patronale et syndicale d’en arriver à une entente.

Le conflit au port de Montréal porte essentiellement sur les horaires de travail, selon le syndicat, qui souligne que ses membres travaillent actuellement 19 jours consécutifs sur 21 et ce, toute l'année, mis à part les jours fériés et ceux où le port est fermé.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher et de Jean-Philippe Guilbault

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