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L'agrile du frêne freiné, mais loin d'être arrêté

Un frêne montréalais.

La Ville avance le chiffre de 40 000 frênes abattus dans les zones aménagées depuis 2012. Il en resterait 60 000 encore vivants dans les mêmes zones, dit-elle.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La situation des arbres à Montréal est sur la bonne voie, tient à faire savoir la Ville, qui a présenté mardi son bilan annuel de la foresterie urbaine. L’agrile du frêne, le dossier chaud ici, continue toutefois de faire des ravages.

Si la Ville affirme avoir planté un nombre record de 28 000 arbres et arbustes sur le domaine public en 2019, elle en a aussi abattu 23 000, en grande majorité des frênes ravagés ou menacés par l'agrile, petit coléoptère vert arrivé d’Asie en 2012.

Avant 2018, la Ville ne mentionnait pas avoir planté des arbres et arbustes, mais seulement des arbres.

Depuis 2018, la Ville procède à l'abattage d'arbres dépérissants qui sont remplacés par des arbustes. Plusieurs d'entre eux peuvent atteindre une taille respectable qui contribue à refermer les trouées. À ce titre, ces plantations sont donc incluses dans le bilan, affirme une porte-parole, Gabrielle Fontaine-Giroux.

Quand les arbres viennent d’être plantés et n’atteignent pas encore 3 mètres, a ajouté le responsable des grands parcs au comité exécutif, Robert Beaudry, ils ne contribuent pas du tout à la canopée. Éventuellement, ces arbres-là vont pousser et augmenter la canopée, a-t-il précisé.

En 2019, le budget pour la foresterie urbaine était de 16 millions de dollars. Il a fait un bond de 50 % pour s’établir à 24 millions en 2020. L’objectif est de planter 40 000 arbres et arbustes en milieu naturel cette année, surtout sur le Mont-Royal et dans le parc-nature du Bois de Saraguay.

Plusieurs opérations de plantation prévues au printemps ont toutefois été retardées à l'automne à cause de la pandémie de coronavirus.

L’agrile, encore et toujours

Depuis 2012, la Ville de Montréal ainsi que de nombreuses autres municipalités au pays et aux États-Unis doivent composer avec le petit insecte ravageur.

Il y a 8 ans, Montréal comptait environ 100 000 frênes en zones aménagées, a indiqué mardi Anthony Daniel, conseiller en planification au service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports.

Il en reste aujourd’hui 60 000, a-t-il ajouté. Mais il y en a plus qui sont encore vivants, a-t-il dit du même souffle, puisqu’on n’a pas d’inventaire précis en milieu boisé.

M. Daniel a tenu à rappeler l'importance de la canopée à Montréal. La canopée est demeurée la même, malgré les nombreux abattages de frênes, ce qui démontre probablement que nos interventions ont eu des impacts, a-t-il ajouté.

Robert Beaudry, du comité exécutif, pense que Montréal est la ville qui traite le plus ses frênes en Amérique du Nord.

Et il n’est pas le seul. La Ville fait un travail colossal depuis plusieurs années sur les terrains publics pour traiter l’agrile du frêne, croit elle aussi Malin Anagrius, directrice générale de Soverdi, organisme à but non lucratif fondé en 1992 et qui s’est donné pour mission de verdir le paysage montréalais.

Reste à savoir combien de frênes la Ville a déjà abattus et abattra au total en 2020.

Avec les informations de Marie-Claude Morin et de Benoît Chapdelaine

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