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12 livres québécois moins connus à découvrir

Une femme avec un chapeau lit un livre dans un hamac.

Voici des suggestions de livres québécois à acheter le 12 août

Photo : getty images/istockphoto / Beli_photos

Cecile Gladel

C'est devenu une tradition. Chaque année, le 12 août, le mouvement J'achète un livre québécois attire les lectrices et les lecteurs dans les librairies. Au-delà des vedettes de la littérature d'ici, dont les sorties de livres sont toujours très attendues, voici 12 œuvres pour sortir des sentiers battus et découvrir des plumes.

La clientèle est curieuse le 12 août, c’est vraiment agréable. Elle est vraiment ouverte à sortir de sa liste, s’exclame Éric Simard, propriétaire de la Librairie du Square à Montréal, à propos du mouvement pour promouvoir la littérature québécoise.

Il permet de faire connaître des écrivaines et écrivains qui passent souvent sous le radar. Je pense qu’il y a un manque de curiosité de la part des médias, mais aussi des libraires. On aime ça, créer des vedettes, explique Éric Simard.

Plus tu es connu, plus tu peux en vivre, plus tu en écris, plus tu en publies. [...] Il y a des personnes qui n’en publient pas pendant 12 ans, il y a moins de chance qu’on en parle, c’est un cercle vicieux, ajoute la chroniqueuse culturelle Claudia Larochelle.

Par ailleurs, la popularité d’un livre n’est pas un gage de qualité. Claudia Larochelle prend l’exemple du dernier roman de Joël Dickner, qu’elle n’a pas du tout aimé. Il va en vendre, car sa réputation le précède. Pendant que quelqu’un va acheter ce livre, il va passer à côté d’un livre de grande qualité.

Voici cette liste construite avec les suggestions de Claudia Larochelle, d’Éric Simard, de l’écrivaine Josée Bilodeau et de l’équipe de l’émission Plus on est de fous, plus on lit!


Chasse à l’homme, de Sophie Létourneau (Nouvelle fenêtre)

Une main ouverte qui tient le titre dans sa paume.

« Chasse à l’homme », de Sophie Létourneau

Photo : La peuplade

C’est l’un des livres forts de l’année et ce qui se fait de mieux en autofiction. C’est hyper travaillé, précis, léger, fort et dérangeant. – Éric Simard

Quelle splendeur, ce roman! – Claudia Larochelle

Une grande écrivaine. – L’équipe de Plus on est de fous, plus on lit!

Résumé de la maison d’édition : Sous la forme d’un collier de fragments, Chasse à l’homme présente l’histoire vraie des coïncidences fastes qui ont ponctué cette quête. Célébration du pouvoir des mots et déclaration d’amour à la littérature, enquête sur une histoire à suivre, ce livre embrasse les filles, leur désir d’être aimées et celui de devenir, à défaut d’un grand homme, une écrivaine.


La femme qui rit, de Brigitte Pilote (Nouvelle fenêtre)

Des chaussures sur la page couverture.

«La femme qui rit», de Brigitte Pilote

Photo : Éditiond du Seuil

Si la maison d’édition est française, l’écrivaine est québécoise.

Ce n’est pas banal de sortir un livre en France en première édition. Un roman magnifique. – Claudia Larochelle

Résumé de la maison d’édition : Depuis la mort de sa femme, Émile Sever mène avec son fils une existence recluse sur la ferme familiale, jusqu’au jour où il se résout à engager une domestique.


Ténèbre, de Paul Kawczak (Nouvelle fenêtre)

Un serpent est représenté sur la page couverture.

«Ténèbre», de Paul Kawczak

Photo : La peuplade

L’un des meilleurs romans lus depuis longtemps. – L’équipe de Plus on est de fous, plus on lit!

Résumé de la maison d’édition : Un matin de septembre 1890, un géomètre belge, mandaté par son roi pour démanteler l'Afrique, quitte Léopoldville vers le nord. Avec l'autorité des étoiles et quelques instruments savants, Pierre Claes a pour mission de matérialiser, à même les terres sauvages, le tracé exact de ce que l'Europe nomme alors le progrès . À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, l'accompagnent des travailleurs bantous et Xi Xiao, un maître tatoueur chinois, bourreau spécialisé dans l'art de la découpe humaine. Celui-ci décèle l'avenir en toute chose : Xi Xiao sait quelle œuvre d'abomination est la colonisation, et il sait qu'il aimera le géomètre d'amour. Ténèbre est l'histoire d'une mutilation. Kawczak présente un incroyable roman d'aventures traversé d'érotisme, un opéra de désir et de douleur tout empreint de réalisme magique, qui du nord de l'Europe au cœur de l'Afrique coule comme une larme de sang sur la face de l'Histoire.


Un espace entre les mains, d’Émilie Choquet (Nouvelle fenêtre)

Des lignes rondes sont tracées sur la page couverture.

«Un espace entre les mains», d’Émilie Choquet

Photo : Boréal

C’est un récit fragmenté sur sa dépression post-partum psychotique. Ce n’est pas banal comme sujet. On sent l’espèce de vertige qu’on peut traverser dans ce genre de situation. Il y a une maturité et une poésie dans son écriture. – Éric Simard

Résumé de la maison d’édition : De retour à la maison, la nouvelle mère fait face à la fatigue qui s’accumule et à des journées où s’enchaînent séances d’allaitement, bercements, changements de couche. Malgré ses efforts pour éviter que la situation ne lui échappe, des failles apparaissent partout. Dans l’espace qui se creuse entre sa perception du monde et le réel, sa raison s’égare peu à peu. L’hospitalisation devient nécessaire. Ce sera à elle de trouver la voie hors du labyrinthe.


Les manifestations, de Patrick Nicol (Nouvelle fenêtre)

La page couverture est de couleur mauve.

«Les manifestation», de Patrick Nicol

Photo : Le quartanier

C’est un livre très solide. C’est un des livres importants dans sa carrière. Il a décidé de s’intéresser à la dislocation d’un couple en fin de vie, d’une cinquantaine d’années, à Sherbrooke. C’est une histoire en demi-teinte, douce-amère, quasiment un hommage à la ville de Sherbrooke en même temps. – Éric Simard

Résumé de la maison d’édition : Dans le Sherbrooke actuel, Paul est perdu. Sa mère décline, et ceux qui en ont la garde ne pensent qu’à l’attacher. Sa fille, Ophélie, est obsédée par Dying Lucy, un site Internet qui montre une enfant malade maintenue dans des conditions sordides. Et puis il y a Sarah, son ex, qui lui reproche son manque d’envergure et rêve de changer de vie.


Les limbes, de Jean-Simon Desrochers (Nouvelle fenêtre)

Une rue de Montréal avec des voitures dans les années 60 ou 70.

«Les limbes», de Jean-Simon Desrochers

Photo : Les herbes rouges

On est dans le Montréal marginal. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il y a quelque chose d’agréable dans le personnage et de ludique. On sent bien Montréal évoluer entre les années 40 et 70. Il y a quelque chose de Michel Tremblay, un clin d’œil à cette littérature. Il a bien cerné le Montréal de ces années-là. Il a bien fait ses recherches, mais ça ne prend pas le dessus sur l’histoire. – Éric Simard.

Résumé de la maison d’édition : Né dans les toilettes d’un bordel en plein âge d’or du Red Light, Michel Best, dit Ti-Best, était promis à un avenir radieux. Parmi les femmes qui y gagnent leur vie, dans l’odeur du baloney et des cigarettes, le poupon se frotte à un univers rustre, mais chaleureux. Pendant que Maman Rita initie Michel à la gestion des affaires, Maman Janine lui fait son éducation : il n’est pas comme elles, il brillera à l’école, il sortira de ce monde.


Le drap blanc, de Céline Huyghebaert (Nouvelle fenêtre)

La page couverture est rose pâle.

«Le drap blanc», de Céline Huyghebaert

Photo : Le quartanier

C’est un roman multiforme. Elle s’interroge sur son rapport à son père, sur son deuil et sur la mémoire, ce qui lui échappe et ce qui se transforme avec le temps. Le livre est fascinant par sa forme singulière, le tout dans une écriture magnifique. – Josée Bilodeau

Résumé de la maison d’édition : Quand mon père est mort, je n’ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l’eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte. Il avait les yeux clairs et portait la barbe. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années 70. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait il à ceux qu’il aurait dû vouvoyer, parce qu’il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait; il n’a pas laissé grand-chose derrière lui. Je crois qu’il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j’ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s’est effacée, et le drap est redevenu lisse. C’est cette disparition qui a déclenché l’écriture de ce livre, cette absence que laissent les morts, avec laquelle ceux qui leur survivent tissent des fictions pour s’en sortir.


Le mammouth, de Pierre Samson (Nouvelle fenêtre)

La photo d'une rue en gris avec un peu de rouge.

«Le mammouth», de Pierre Samson

Photo : Héliotrope

C’est le prochain roman sur ma liste, parce que tout ce que fait Pierre Samson est flamboyant. Il a un style, un vocabulaire riche et touffu. Il construit des fresques ambitieuses qui racontent des lieux; un moment sombre de l’histoire de Montréal dans ce cas-ci. – Josée Bilodeau

Résumé de la maison d’édition : Fait historique méconnu : en mars 1933, Nikita Zynchuck, immigrant et chômeur, est abattu d’une balle dans le dos par un policier. Le récit de cet événement et des jours qui l’ont suivi nous entraîne dans le Montréal cosmopolite d’alors, marqué par la crise, la misère, les tensions entre les religions et entre les cultures, sans oublier les poussées insurrectionnelles des communistes.


Nous ne trahirons pas le poème, de Rodney Saint-Éloi (Nouvelle fenêtre)

La page couverture est faite de bandes de couleur bleu et orange.

«Nous ne trahirons pas le poème», de Rodney Saint-Éloi

Photo : Mémoire d'encrier

Éditeur et directeur général de la maison d’édition Mémoire d’encrier, Rodney Saint-Éloi est aussi poète.

Il fait un travail remarquable et important, notamment en publiant des auteurs issus des peuples autochtones. – L’équipe de Plus on est de fous, plus on lit!

Résumé de la maison d’édition : L’ancêtre parle, invoque terre, ciel, océan. De multiples voix résonnent; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n’est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l’incandescence, lumière de nos humanités.


Sa main sur ma nuque, de Danielle Goyette  (Nouvelle fenêtre)

Un couple et des traces de pas sur une plage sur la page couverture.

«Sa main sur ma nuque», de Danielle Goyette

Photo : Guy Saint-Jean éditeur

Elle fait de magnifiques romans sentimentaux avec intelligence et pertinence. – Claudia Larochelle

Résumé de la maison d’édition : journaliste spécialisée en tourisme, Sarah Benoît est passionnée par la nature, les cultures, les couleurs et les odeurs. Jordan Manuka est un photographe néo-zélandais ancré dans les traditions maories dont la sensibilité teinte chacun de ses clichés.

Leur rencontre, à l’occasion d’un voyage de presse au Maroc, est fracassante. Jordan comprend alors que Sarah est celle qu’il attendait, comme le lui avait prédit une vieille sage maorie. Ensemble, parcourant le monde et se découvrant l’un et l’autre à mesure que leurs sentiments se précisent, ils vivront un amour absolu, renversant, à l’épreuve de tout… jusqu’à ce que le destin mette en péril leur bonheur si chèrement acquis.


Planètes, de Mario Cyr (Nouvelle fenêtre)

Une forme noire sur la page couverture jaune.

«Planètes», de Mario Cyr

Photo : Annika Parance éditeur

Je l’ai adoré. Mario Cyr, dans ses livres, observe l’âge, le sien, celui de sa grand-mère. Il parle d’amour et de cohabitation, de décrocher de la vie active, de faire un jardin. C’est rare, les hommes qui parlent de l'avancée en âge. – Josée Bilodeau

Résumé de la maison d’édition : Ils ne viennent pas du même monde.

Ils s’attirent comme des aimants.

Au présent.

À l’un le quotidien pèse,

et l’autre apporte des réponses.


Précis de survie hors de l’eau, de Dominique Nantel (Nouvelle fenêtre)

Sur la page couverture, l'image d'une femme dans l'eau jusqu'à la bouche.

«Précis de survie hors de l’eau», de Dominique Nantel

Photo : Tête première

Un roman pour lequel l’autrice est finaliste au Prix des horizons imaginaires.

C’est un roman passionnant au propos très original. Il faut adhérer au contrat de lecture et se laisser voyager. J’ai aimé le suspense, j’ai aimé l’ouverture à la réalité de l’autre. – Josée Bilodeau

Résumé de la maison d’édition : Le lendemain d’une nuit d’amour fusionnel, Rosi et Laurier se réveillent dans le corps de l’autre, du cou aux orteils. Cette étrange transformation terrifie, inquiète, surprend, puis mystifie le couple qui devra désormais trouver les façons de se fondre en société avec ces enveloppes corporelles inconnues et ces allures discordantes.

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