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Une mère immunovulnérable soulagée face au plan de la rentrée scolaire

Un enfant est assis sur sa maman sur un banc de parc.

Mihiikin Hudon, 9 ans, et sa mère, Catherine Hudon

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Soupir de soulagement pour une mère immunovulnérable de Rimouski, alors que le gouvernement Legault permet l’enseignement à distance pour les enfants de parents à la santé fragile dans son plan de la rentrée scolaire.

On est surtout heureux qu’on donne aux parents vulnérables cette option-là en attendant de voir ce qui va se passer plutôt que d’être envoyés à l’abattoir, avoue Catherine Hudon, dont la santé se trouve d'autant plus fragilisée face à la COVID-19.

Au moins, on n’aura pas été forcés de les envoyer à l’école, mentionne Mme Hudon, qui craignait lors du premier plan de la rentrée scolaire qu’il soit impossible pour ses enfants de suivre leurs cours de la maison.

La mère de trois enfants mentionnait en juin dernier se sentir oubliée par le gouvernement. Catherine Hudon souhaitait que des mesures d’exception aux politiques de déconfinement puissent être appliquées pour accommoder les parents vulnérables.

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge.

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Par ailleurs, à environ trois semaines de la rentrée scolaire, un groupe de parents a mis en demeure le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, et a demandé à Québec de permettre aux élèves de suivre l’école primaire et secondaire à distance.

Une pétition en ce sens a été lancée le 9 août et a recueilli plus de 9000 signatures.

Selon le nouveau plan de la rentrée scolaire, les élèves qui pourraient demeurer à la maison bénéficieront de services éducatifs à distance. Catherine Hudon s’en dit satisfaite : c’est rassurant pour les parents dont la condition est précaire. Si tu es déjà en chimio, ça aurait été difficile de faire de l’enseignement trois heures par jour.

La mère de trois enfants n’écarte pas la possibilité que son plus jeune garçon puisse retourner au primaire au cours de l’année. Si on voit éventuellement que ça fonctionne bien, et que les enfants gardent bien leurs distances et le masque en place, c’est sûr que j’aimerais mieux que mon enfant retourne à l’école, indique-t-elle.

Briser l’isolement

Depuis que le gouvernement permet à toute personne de se faire tester même si elle ne présente aucun symptôme de la COVID-19, Catherine Hudon se sent moins seule.

On est contents de pouvoir reprendre contact avec nos amis et notre famille, affirme la mère immunovulnérable. On en avait besoin.

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