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Des propriétaires de cabanes à sucre réclament l’aide de l’État

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Mélissa Fleury devant sa cabane à sucre.

Mélissa Fleury, propriétaire de l’Érable Rouge dans le Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Une quarantaine de propriétaires de cabanes à sucre et salles de réception du Québec demandent au gouvernement du Québec d’offrir des subventions pour la poursuite de leurs activités.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a tenu un point de presse ce matin à Montréal pour attirer l’attention de nos dirigeants sur ces entrepreneurs au bout du rouleau.

L’organisme estime que les programmes de prêts ont atteint leurs limites et que le gouvernement doit agir rapidement pour éviter des faillites.

Tous nos événements de l’été ont été reportés à l’année prochaine et ceux de l’automne commencent à tous être annulés. Nos efforts, notre temps, nos économies ont tous été investis dans ce projet depuis 15 ans. Nous sommes à bout de souffle et nous avons besoin d’une aide urgente, a fait valoir Mélanie Charbonneau, copropriétaire de l’Érablière Charbonneau, par voie de communiqué.

Malgré le déconfinement, les cabanes à sucre tournent au ralenti, selon le FCEI.

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, assure être sensible à la réalité de ces entrepreneurs et promet de ne pas demeurer les bras croisés devant cette détresse. C’est important de les entendre, de transmettre le message à mes collègues des finances, de l’économie, a-t-il déclaré.

Des assouplissements aux lois aussi réclamés.

La propriétaire de l’Érable Rouge de St-Valère, Mélissa Fleury, estime détenir une partie de la solution à leurs problèmes.

Elle réclame un assouplissement à la Loi sur la protection du territoire agricole pour lui permettre de tenir des réceptions à l’année à son érablière. Actuellement, on a le droit du 15 février au 15 mai parce que la loi agricole considère que les cabanes à sucre, c’est un patrimoine québécois. Donc, ils permettent de faire de la restauration dans cette période-là, explique-t-elle.

Selon elle, cette mesure administrative permettrait à de nombreux entrepreneurs comme elle de tirer leur épingle de jeu. On a des bâtiments pour cela, on a des cuisines pour cela, on a des permis qu’on paie à l’année pour cela, même si on peut juste quelques mois par année. Une solution, serait nous permettre de faire réception tout le reste de l’année, souligne-t-elle.

Un enjeu sur lequel le ministre promet de se pencher. Ce que je peux dire à la dame, c'est que ce sont des scénarios qu’on est en train de regarder, de voir comment on peut être plus accommodant, a-t-il déclaré.

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