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COVID-19 : les masques chirurgicaux très efficaces, les bandanas beaucoup moins

Un couple marche dans une rue piétonne.

Des gens portent un masque en marchant à Montréal, le 26 juillet 2020.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Agence France-Presse

Les masques chirurgicaux stoppent plus de 90 % des gouttelettes émises par la parole, selon une étude comparative de 14 types de masques qui conclut que les bandanas et les cache-cols en polaire sont les moins efficaces.

Pour cette expérience publiée par Science Advances (Nouvelle fenêtre) (en anglais), les chercheurs de l'université américaine de Duke ont fait parler vers un rayon laser plusieurs participants masqués, dans une pièce noire. La scène était filmée et les gens répétaient : « Stay healthy, people » (« Prenez soin de vous »). Le nombre de postillons et de gouttelettes traversant le rayon a ensuite été analysé par ordinateur.

Sans surprise, les masques N95 (la norme américaine équivalente aux FFP2 en Europe), réservés au personnel hospitalier, sont les plus efficaces, réduisant la transmission de gouttelettes de plus de 99,9 % par rapport à une personne parlant sans masque.

Suivent les masques médicaux à trois couches, qui la réduisent de plus de 90 %, et juste derrière, les masques en polypropylène ou en coton et polypropylène.

Pour les masques faits maison en coton, la réduction variait de 70 à 90 %, selon le nombre de couches et le plissage.

Les bandanas réduisaient les gouttelettes de 50 %.

Le pire des 14 masques testés était un cache-col en laine polaire, du type de ceux qu'utilisent les coureurs : ce tissu a en fait augmenté le nombre de gouttelettes expulsées, probablement parce que le matériau divise les grosses gouttelettes en gouttelettes plus petites.

Enfin, les masques médicaux professionnels N95 équipés d'une valve ronde étaient bien plus mauvais que les N95 sans valve et comparables aux masques en coton, car la valve aide précisément à évacuer l'air expiré. Ces masques sont qualifiés de respirables par les vendeurs, mais les autorités et les experts les déconseillent, car, s'ils protègent le porteur, ils propagent plus facilement l'air contaminé expiré par une personne.

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