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Toronto égale son record de surdoses mortelles en juillet

Une seringue au sol.

La qualité des substances disponibles a diminué depuis le début de la pandémie et la fermeture de la frontière, selon la santé publique de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Santé publique Toronto recense 27 décès liés à des surdoses aux opioïdes suspectées au mois de juillet, un record égalé depuis que l’agence collecte ce type de données.

Ce sommet, déjà atteint en septembre 2017, prend la suite des bilans d’avril et de mai 2020, lors desquels 25 morts suspectes ont été dénombrées pour chacun de ces mois, selon un bulletin d’alerte sur l’usage de drogues de la santé publique.

Les décès survenus en juillet sont principalement concentrés dans le centre-ville de Toronto.

Le nombre de décès par surdose d’opioïdes a augmenté de 85 % sur la période entre mars et juillet cette année, par rapport à la même époque l’an dernier, selon le bulletin.

Le type de drogues consommées par les personnes décédées en juillet n'est pas communiqué, mais les données antérieures de contrôle des drogues montrent que l'approvisionnement non réglementé en médicaments à Toronto contient ce que la santé publique appelle des drogues préoccupantes inattendues .

Santé publique Toronto discerne deux causes à cette forte augmentation des surdoses mortelles : l'approvisionnement en drogues de plus en plus toxiques, en plus des mesures de santé publique nécessaires pour empêcher la propagation du COVID-19.

Diminution de la qualité des drogues disponibles

La médecin hygiéniste en chef de Toronto a répété ces derniers mois que la qualité des opioïdes disponibles dans la Ville-Reine a dangereusement réduit, du fait d’une pénurie de substances causée notamment par la fermeture de la frontière canado-américaine.

Nous savons que l'approvisionnement en substances non réglementées a un impact dévastateur sur les personnes qui consomment de la drogue, affirmait la Dre Eileen de Villa en juillet. Trop souvent, il y a des drogues ou des contaminants inattendus dans les substances que les gens consomment, ce qui entraîne des surdoses mortelles et non mortelles.

La Dre de Villa parle devant un micro.

Eileen de Villa, médecin hygiéniste de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, les mesures de distanciation physique pour limiter la propagation du coronavirus peuvent provoquer l’isolement et mener certaines personnes, qui prendraient des précautions en temps normal, à consommer des drogues, seules.

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