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La maison d'une conseillère municipale d'Ottawa vandalisée

Laura Dudas se fait prendre en portrait.

Selon la conseillère municipale pour le quartier Innes, Laura Dudas, son domicile aurait été ciblé.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

CBC

Quelqu’un a fracassé la fenêtre de la maison de la conseillère du quartier Innes, Laura Dudas, la semaine dernière. L’élue pense qu’il s’agit d’un acte ciblé et non de vandalisme aléatoire.

La conseillère a relaté que l’incident était survenu jeudi dernier au milieu de la nuit, pendant qu’elle et ses enfants dormaient.

C’était très troublant de se faire réveiller par le bruit d’une fenêtre qui vole en éclats, a-t-elle confié. Son véhicule a également été vandalisé, mais rien n’a été volé.

La conseillère Dudas a constaté qu’elle était la seule parmi ses voisins à avoir été ciblée. Elle a porté plainte auprès du Service de police d’Ottawa et a aussi prévenu la division de la sécurité corporative de la Ville d’Ottawa.

Les enfants sont ébranlés

L’incident de la semaine dernière n’a pas manqué d’effrayer les enfants de la conseillère municipale. Je suis sans mots. Honnêtement, les mots me manquent pour leur décrire ce qui s’est passé.

En février, Laura Dudas a demandé au commissaire à l’intégrité et au greffier de la Ville d’examiner les options pour créer une politique sur les médias sociaux afin de réduire le vitriol numérique visant les représentants de la municipalité, incluant les attaques lancées par ses propres collègues du conseil.

C’est inacceptable et c’est très troublant.

Laura Dudas, conseillère municipale du quartier Innes

Elle soupçonne que son genre et son profil politique expliquent en partie les gestes de vandalisme de jeudi dernier. Lors de sa première campagne électorale, en 2014, des pirates informatiques avaient pris le contrôle du site web de Mme Dudas et y avaient téléversé des images pornographiques.

Durant la même période, elle avait observé que quelqu’un avait pris pour cible ses pancartes électorales. Les trous sur sa photo semblaient avoir été faits par des balles de fusil à air comprimé.

Cette expérience l’avait amenée à se demander si elle voulait réellement se présenter au scrutin de 2018. Mme Dudas a finalement décidé de rester en politique et de ne pas laisser des étrangers et des attaques anonymes l’arrêter.

L’intimidation liée à son genre est toutefois particulièrement troublante pour elle. C’est répugnant. Je ne sais pas quel autre terme utiliser. Vous savez, on m’a traitée de tous les noms imaginables en lien avec mon genre, a-t-elle noté.

Un motif perturbant

L’incident chez Mme Dudas est survenu le jour où un homme s’est rendu au bureau de la députée d’Ottawa-Centre, Catherine McKenna, et y a insulté à profusion une employée. Une vidéo de l’altercation a circulé sur les réseaux sociaux, et l’unité des crimes haineux du Service de police d’Ottawa a ouvert une enquête.

Il s’agit d’un motif perturbant, selon Eleanor Fast, du groupe non partisan Equal Voice, qui milite pour une représentation égale des femmes dans tous les ordres de gouvernement.On dirait que ça empire , a indiqué Mme Fast. Tout le monde doit dénoncer ces comportements pour que tout le monde sache que c’est inacceptable.

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