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Des riverains dénoncent le bruit généré par les espaces éphémères

Une pancarte de l'oasis urbaine.

L'oasis urbaine Wellington-sur-Mer, sur la rue Wellington Nord, au centre-ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Radio-Canada

La popularité des nouvelles places éphémères du centre-ville de Sherbrooke génère du mécontentement chez des riverains qui se plaignent du bruit et des visiteurs indésirables dans leurs immeubles.

C’est le cas d’Éric DesLauriers qui vit dans un immeuble à logements situé tout juste à côté de la nouvelle place éphémère qui ouvrira cette semaine dans la côte King.

Éric DesLauriers réside dans ce secteur du centre-ville depuis une dizaine d'années, mais selon lui, cet été les nuisances sont pires que jamais. Depuis le début de l’été, c’est vraiment problématique. Ma conjointe et moi, on a de la difficulté à nous endormir. On est stressés, confie-t-il.

La goutte qui a fait déborder le vase est un événement qui s’est produit en fin de semaine dernière, lorsqu’une personne s’est retrouvée en coma éthylique, sur l’une des terrasses de son immeuble. On a failli appeler une ambulance, lance-t-il.

On commence à trouver ça pas mal stressant de vivre ici.

Éric DesLauriers, résident du centre-ville
Éric DesLauriers.

Éric DesLauriers devant l’immeuble où il réside.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Un lien de causalité

Le jeune homme ne peut affirmer avec certitude que ces incidents sont directement liés à la construction des espaces éphémères au centre-ville. Je n’irais pas jusque là. Toutefois ça amène une visibilité de la terrasse qu’on a au 3e étage. Il y a fort probablement un lien de causalité, soutient-il.

Avec Wellington-sur-Mer, ça génère beaucoup de plus de trafic au centre-ville. [...] C’est très bien ainsi. Par contre, quand c’est la nuit ou aux petites heures du matin, c’est moins agréable.

Éric DesLauriers, résident du centre-ville

Le couvre-feu pour les espaces éphémères est fixé à 23 h. Éric DesLauriers s’inquiète néanmoins du fait que certains fêtards décideront d’y rester après l’heure autorisée. Y’aura-t-il de la surveillance? Ou bien ça va être laissé comme ça?, se questionne-t-il.

Il dit même avoir vu des personnes dans l’espace Wellington-sur-Mer, vendredi, après-midi, alors qu’il venait d’assister à un spectacle au centre-ville. Ça tapait fort sur les tables à pique-nique. Beaucoup de gens y consommaient de l’alcool qui venait clairement d’un dépanneur, sans nourriture, constate-t-il.

Tout ce que je demande, c’est d’avoir de la surveillance passé 23 h pour s’assurer, comme dans tous les autres parcs municipaux, que les gens ne soient plus là.

Éric DesLauriers, résident du centre-ville

Une problématique cet été

Également gérant d’un immeuble situé sur la rue Wellington Nord, situé en face de l’espace éphémère Wellington-sur-Mer, Éric DesLauriers explique recevoir de nombreuses plaintes de locataires concernant le bruit. Une situation qu’il avait rarement vue depuis qu’il s’occupe de l’immeuble, depuis bientôt huit ans.

Il y a toujours un peu de tapage à la sortie des bars. Mais cet été particulièrement, des gens me disent que c’est problématique, poursuit-il.

De son côté, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, dit être au courant de la problématique concernant le bruit aux abords des espaces éphémères après 23 h. Il assure que la Ville prend en charge le dossier et que plus de policiers arpenteront les sites après les heures d'ouverture. On va avoir plus de [policiers] sur le terrain, assure-t-il.

Cinq interventions ont d’ailleurs été menées par le Service de police de Sherbrooke au centre-ville depuis le 1er juillet, d’après Steve Lussier.

Une augmentation de l’itinérance cette année?

Éric DesLauriers se demande par ailleurs pourquoi il semble y avoir plus de problèmes d’itinérance cette année comparativement aux années précédentes.

Selon le Partage Saint-François, il n'y a pas plus ni moins d'itinérance à Sherbrooke cet été mais les habitudes de ces personnes auraient changé pendant la crise. D'ailleurs le centre d'hébergement a moins de demandes qu'à l'habitude, selon son directeur général, Sébastien Laberge.

Il y a beaucoup de mesures dans la mesure qui font en sorte qu’il est possible que les gens qu’on ne voit pas habituellement soient plus visibles. Mais ça ne veut pas dire nécessairement qu’il y a plus de personnes en situation d’itinérance, fait-il savoir.

Avec les informations de Fanny Lachance-Paquette

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