•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un test portable pour dépister rapidement la COVID-19 sur les lieux de travail

Un appareil de test de la compagnie Precision Biomonitoring.

Les trousses de dépistage de la COVID-19 de Precision Biomonitoring sont entièrement portables et peuvent produire des résultats en une heure seulement.

Photo : CBC/Lyza Sale

Radio-Canada

La minière canadienne New Gold est la première entreprise au pays à utiliser un nouveau test portable de dépistage de la COVID-19 qui permet d’obtenir un résultat en aussi peu qu’une heure. Les travailleurs de la mine d’or et d’argent de Rainy River, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, peuvent subir un test de dépistage sur les lieux de travail.

Ce test, essentiellement un laboratoire portatif, est une innovation de l’entreprise Precision Biomonitoring, de Guelph, en Ontario, et de la société américaine Biomeme Inc.

La vente des tests a été approuvée par Santé Canada à la fin juin.

Bien que le dispositif soit portable, il est destiné à être utilisé uniquement par du personnel de laboratoire, précise Santé Canada.

D'après les conditions d’approbation du gouvernement fédéral, les clients doivent disposer d’un personnel médical qualifié, notamment un technicien de laboratoire et une infirmière, et être supervisés par un médecin pour pouvoir utiliser l'appareil.

Amanda Naaum, qui porte un masque, explique le fonctionnement du test.

Amanda Naaum, l'une des cofondatrices de Precision Biomonitoring, a formé à distance les travailleurs de la santé à la mine de Rainy River sur ce qu’ils doivent faire avec les prélèvements.

Photo : CBC

Cette technologie est une variante d’un appareil de test portable pour détecter la présence de certains organismes dans les plans d’eau.

Les réactifs sont déshydratés pour les garder stables pendant leur transport vers un endroit éloigné, comme une mine.

C’est là une différence essentielle entre les trousses de test de Precision Biomonitoring et les autres, qui peuvent parfois se dégrader au fil du temps si elles ne sont pas conservées à des températures précises. C’est cette caractéristique du produit qui le rend portable.

Une technicienne place de minuscules billes dans des éprouvettes.

L’appareil utilise de petites billes qui comprennent chacune le test de dépistage de la COVID-19 et les réactifs nécessaires pour analyser un échantillon.

Photo : CBC

L'entreprise espère recevoir le feu vert de Santé Canada pour pouvoir être approvisionnée par une usine de Kanata, mais doit pour l'instant importer les réactifs des États-Unis.

Chaque trousse de test coûte environ 30 000 $ et comprend 1000 tests ainsi que des séances de formation virtuelle avec Precision Biomonitoring. L’entreprise estime que c’est un prix raisonnable.

Un test rapide et fiable

Les échantillons des patients sont prélevés de la même manière que pour les autres tests de COVID-19, avec un écouvillon, puis les échantillons sont analysés dans des tubes avec les réactifs lyophilisés.

Jusqu’à neuf échantillons peuvent être analysés en même temps dans les appareils, que les utilisateurs font fonctionner avec une application pour téléphone intelligent.

Les tests ciblent plusieurs parties du virus afin d’augmenter la précision des résultats — garantis à 98 % — et d’exclure les faux négatifs. Les résultats sont affichés sur l’écran du téléphone en aussi peu qu’une heure.

Mario Thomas donne une entrevue.

Mario Thomas raconte que son équipe a travaillé de longues heures pour parvenir à concevoir le test mobile.

Photo : CBC

Le PDG de l’entreprise, Mario Thomas, affirme qu’en tant que chercheur, il sentait qu’il avait une obligation morale de créer un tel test.

J’ai toujours travaillé pour voir un résultat, pour voir quelque chose d’utile. C’est ce qui me motive et j’ai pu constater que nous pouvions vraiment aider les gens, les organisations et faire la différence, littéralement, entre la vie et la mort.

Mario Thomas, PDG de Precision Biomonitoring

M. Thomas et ses collègues ont réalisé qu’ils avaient la capacité de concevoir quelque chose qui pourrait être utilisé en dehors des hôpitaux, dans des régions éloignées où il n’est pas si pratique de se faire tester.

Des mines jusqu'aux constructeurs automobiles, en passant par les écoles et l’industrie du cinéma, des centaines d’appels affluent chez Precision Biomonitoring au sujet du nouveau test portable.

Revenir au niveau d’activité d’avant la pandémie

Les activités de la mine Rainy River ont ralenti depuis mars, mais il n’y a pas eu de cas de COVID-19 parmi le personnel.

Lors de l’arrivée des travailleurs sur le site, les infirmières se tiennent prêtes à poser des questions sur les symptômes de COVID-19 et à vérifier la température de ceux qui n’ont pas été sur place depuis quelques jours.

La mine d'or et d'argent de Rainy River.

La mine de Rainy River est située près de Fort Frances, dans le Nord-Ouest de l'Ontario.

Photo : CBC/Lyza Sale

Des panneaux rappellent aux équipes de se munir d’équipement de protection individuelle.

Renaud Adams, PDG de New Gold, affirme qu’il a fallu beaucoup de temps et d’efforts pour implanter le test portable à la mine de Rainy River.

Une réunion des employés de la mine de Rainy River.

Tous les travailleurs de la mine de Rainy River de New Gold ne peuvent pas s'éloigner physiquement, c'est pourquoi l'entreprise est intéressée par des tests sur le site.

Photo : CBC/Lyza Sale

C’est une nouvelle technologie, a déclaré M. Adams. Nous sommes prêts, vous savez, à avoir une période d’adaptation si nécessaire. Mais en fin de compte, cela ne peut être que positif.

New Gold aura pour objectif de tester tous les travailleurs au moment où ils commencent leur période de travail de 14 jours sur le site.

Renaud Adams en entrevue avec CBC.

Si l’expérience se passe bien, le PDG de New Gold pourrait décider d'étendre la technologie aux deux autres mines de l'entreprise, en Colombie-Britannique.

Photo : CBC

Nous sommes à zéro et nous voulons y rester, dit M. Adams.

Le Bureau de santé du Nord-Ouest a recensé un total de 41 cas sur son territoire depuis la mi-mars.

Le bureau de santé publique voisin, celui du district de Thunder Bay, a dénombré 100 infections, dont 25 qui étaient reliées à une éclosion à la mine Lac des Îles.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !