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Les effets de la pandémie sur la francisation des élèves

Deux jeunes filles sont asises et écoutent attentivement.

Des élèves dans une salle de classe (archives).

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Radio-Canada

Des parents d’élèves allophones et anglophones qui fréquentent les écoles francophones sont inquiets à l'approche de la rentrée scolaire, puisque leurs enfants n’ont pas parlé leur deuxième langue depuis plus de six mois.

Sofia Sukhanova étudie le français depuis cinq ans. Elle parle ukrainien, russe, français et anglais, mais c’est le français qu’elle a choisi lors de son arrivée au Nouveau-Brunswick il y a trois ans.

J’aime vraiment l’école, j’aime aller à l’école, donc je pense que ça va être OK, dit la jeune fille.

La jeune Sofia avec une casquette du Canada.

Sofia Sukhanova étudie le français depuis cinq ans, mais elle est au Nouveau-Brunswick depuis trois années seulement.

Photo : Radio-Canada

Mais sa mère explique qu’elle est inquiète quant à la rentrée de sa fille de 15 ans en septembre prochain. Olga Sukhanova fait valoir que sa fille est brillante, mais que la situation n’est tout de même pas facile.

Sofia, malheureusement, elle n’a pas d’amis qui parlent le français. Et à cause de la pandémie, elle n’a pas eu la chance de parler à aucun ami, pas seulement ses amis francophones, raconte la mère.

Elle n’est pas le seul parent à se sentir anxieux avec la fin de l’été qui approche.

Je peux dire que [aller à l’école] c'est un peu comme conduire une bicyclette, dans le sens que tu y retournes et tu reviens au même niveau assez rapidement. Je suis certaine qu’elle sera correcte, dit Mme Sukhanova.

Olga Sukhanova donne une entrevue dehors.

Olga Sukhanova est arrivée au Nouveau-Brunswick avec sa famille de l'Ukraine il y a trois ans.

Photo : Radio-Canada

Des familles qui s’adaptent malgré tout

Tiavina Rabeniaina, intervenante au Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants (CAFi), comprend les défis que vivent les parents qui ne parlent pas le français et qui sont dans l’incapacité d’aider leurs enfants à réviser.

C'était un défi pour les familles, sachant que ces familles, les parents surtout, ne peuvent pas forcément réviser ou faire le suivi des devoirs ou aussi des exercices que font les enfants, dit Mme Rabeniaina.

Tiavina Rabeniaina est intervenante au CAFi.

Tiavina Rabeniaina est intervenante au CAFi.

Photo : Radio-Canada

C'est pourquoi le camp de francisation du CAFi est plus important que jamais. Les activités qui y sont organisées sont destinées aux familles arrivantes qui désirent apprendre le français, mais aussi qui veulent se créer de nouveaux contacts.

Ils font des activités en français, de francisation, mais aussi d'intégration sociale avec d'autres enfants. Et aussi donner l'opportunité à ces enfants de rencontrer d'autres jeunes vu qu'ils étaient arrivés en plein confinement et les préparer à la rentrée en septembre, explique l'intervenante du CAFi.

Même si le camp prend fin après l'été, l'intervenante rappelle que le CAFi offre plusieurs programmes pour soutenir ces familles durant toute l’année.

On travaille pour qu’ils soient plus confortables à la rentrée sur des mots qu'ils entendent plus souvent, et aussi sur la routine d'une journée typique comme à l'école, dit-elle.

Même le fait de s’habituer à faire la ligne par exemple, se mettre l’un devant l'autre, ça les aide.

Pour les familles d’élèves du primaire, ils tentent de ne pas être trop anxieux à ce moment-ci de l’été, puisqu’ils n’ont pas encore reçu le plan de retour en classe.

Avec les renseignements de Laurianne Croteau

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