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Un plan révisé pour la rentrée scolaire qui rassure

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Fermeture préventive du Camp de jour Bellefeuille

Le reportage de Marie Maude Pontbriand

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Le milieu scolaire et les parents attendaient les précisions du gouvernement avec impatience. La mise à jour du plan pour la rentrée en rassure plus d’un, même si des inquiétudes persistent.

Au début du mois, la Fédération des comités de parents du Québec exigeait plus de cohérence de la part de Québec concernant le port du masque. C’est maintenant fait : les élèves de 10 ans et plus en porteront un, ainsi que tous les membres du personnel de l’école.

On voulait cette décision pour plus de cohérence, explique Kévin Roy, président de la Fédération. Le gouvernement a donc précisé que les jeunes de 10 ans plus devront aussi utiliser le couvre-visage dans les lieux publics fermés, et ce dès le 24 août. D’ici là, l'obligation commence à l'âge de 12 ans.

Le port du masque ne semble pas déranger les familles rencontrées à Québec, lundi après-midi. C’est un moindre mal, avec tous les nouveaux cas qu’on voit aux États-Unis, ça rassure. Et ils ne le porteront que quelques minutes, ils vont s'habituer, souligne Tanya Coulombe-Carrier, maman d’un jeune de 10 ans et d’une fille de 7 ans.

Ça serait mieux de ne pas avoir de masque du tout, mais c’est peu cher payé pour la santé publique, estime son conjoint, Guillaume Couture. L’important pour lui, c’était qu’il y ait une cohérence entre l’âge pour le port du masque obligatoire dans les lieux publics, et l’âge dans les écoles, ce qui a été confirmé lundi après-midi lors du point de presse du gouvernement.

Une famille de quatre assise sur un banc de parc parle devant un micro

Éléonie, 7 ans, son père Guillaume Couture ainsi que sa mère Tanya Coulome-Carrier, suivi de son frère Félix qui a 10 ans

Photo : Radio-Canada

Le plus vieux de cette famille devra donc s'habituer au masque. Je trouve ça douloureux pour les oreilles, mais je trouve ça correct, c’est une question d’hygiène, répond Félix Couture.

Dans une autre famille, toujours rencontrée à Québec, le jeune Thomas Gaudreau, 7 ans, a décidé, avec ses parents, qu’il portera le masque malgré tout. Oui, j’en porte un. Mais j’aime mieux mon grand masque, parce que mon petit me chatouille le nez, dit-il.

Mes parents sont prudents. Ça ne me tente pas de pogner la COVID et de la donner à mes grands-parents, ça me ferait vraiment de la peine.

Thomas Gaudreau, 7 ans
Un jeune avec une casquette et un masque, plan rapproché, il est assi sur un banc, à l'extérieur, l'été.

Thomas Gaudreau, 7 ans

Photo : Radio-Canada

Alice Leblond, 9 ans, apporte un point de vue différent. Sans être contre le masque, elle admet qu’elle trouve difficile de respirer en le portant. Je trouve ça un petit peu tannant, quand je respire, ça fait de l'air chaud.

Bien gérer la communication

La Fédération des comités de parents du Québec espère maintenant que la communication entre le gouvernement et les parents sera uniforme pendant ce retour à l’école.

On veut une bonne communication, pour les cas dans les écoles, mais aussi pour l’école à distance, pour les parents, précise Kévin Roy.

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Des élèves à la rentrée scolaire

Une rentrée pas comme les autres

Photo : AP / Bernd W'stneck

Il dit être rassuré d’entendre le plan du gouvernement concernant l’enseignement à distance. Au printemps, c’était à géométrie variable. Certains élèves avaient un super enseignement virtuel, d’autre aucun. On sait maintenant le processus pour basculer vers l’école à distance, soutient-il.

Pour sa part, Éric Pronovost de la Fédération du personnel de soutien scolaire, affilié à la Centrale des syndicats du Québec, fait remarquer que les communications ne sont pas encore 100 % claires concernant le travail du personnel de soutien.

Combien de fois on nettoie une poignée de porte, combien de fois on nettoie le comptoir de la secrétaire, comment les techniciens en éducation spécialisée vont adapter leur geste, avec un masque, pour leur clientèle? énumère-t-il.

Les réponses pourraient détaillées dans un guide produit par le gouvernement, souligne-t-il, mais il ne l'a pas encore vu. Son syndicat doit donc en prendre connaissance. On a hâte de voir le guide!

Une homme avec des lunettes, debout devant un panneau sur lequel on peut lire Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ).

Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ

Photo : FPSS-CSQ

M. Pronovost explique ensuite être satisfait de l’annonce d’aujourd’hui. On fait un travail acharné pour être entendu depuis des mois, et on sent qu’on a été écouté, confie-t-il.

Il était même très heureux que le ministre de l’Éducation ait parlé du travail du personnel de soutien scolaire lors de la conférence de presse.

D’autres groupes ont réagi lundi après-midi, comme la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec. Son vice-président, Léandre Lapointe, croit entre autres que le plan révisé pourrait donner lieu à un enseignement de meilleure qualité.

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand, Pascale Lacombe et Camille Simard

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