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Comment se passera la rentrée 2020 en Abitibi-Témiscamingue?

Un enfant en pantalon court porte un masque sur le visage. Il marche et a un sac à dos.

Un garçon portant un masque sur le chemin de l'école.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Janis Rivard

Le port du couvre-visage sera obligatoire dans les lieux communs intérieurs dans l’école, sauf dans la salle de classe, pour les élèves à partir de la 5e année du primaire.

Le directeur général du Centre de services scolaires Harricana, Yannick Roy, est confiant pour la rentrée. C’est sûr que c’est une situation exceptionnelle. Il y a un risque, mais je pense qu’on est bien préparés , dit-il. Il est également assez favorable aux nouvelles consignes annoncées par le gouvernement.

Toutefois, la pénurie d’enseignants le préoccupe. M. Roy affirme qu’ils seront en mesure de combler les postes manquants , mais sans plus. La relève manque , ajoute-t-il.

La question des bulles

Le ministère de l’Éducation a aussi annoncé que la bulle a également été élargie à la classe entière, au lieu de plusieurs petites bulles, tel que proposé au printemps. De plus, ce sont les enseignants qui continueront de se déplacer entre les locaux, et non les étudiants.

Jean-François Roberge en conférence de presse.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Photo : Ivanoh Demers

Le président du syndicat des enseignants de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Yvan Dallaire, est également assez satisfait du plan du gouvernement. Il se dit soulagé que les professeurs n’aient pas à gérer de sous-groupes. Toutefois, il se demande à quel point ces groupes seront hermétiques. Certains points importants de la rentrée n’ont pas été soulevés, ou n’ont pas été clairement répondus, selon lui.

Si quelqu’un présente un résultat positif à la COVID-19, tous les parents de cette école seront informés, a tenu à préciser le ministre Jean-François Roberge. Les personnes qui ont été en contact avec elle recevront des recommandations sanitaires. Il prévoit également un service d’enseignement à distance, avec des professeurs disponibles pour les élèves qui ne peuvent se rendre à l’école.

Yvan Dallaire s’interroge notamment sur le suivi pour les étudiants qui auront besoin de plus de rattrapage, sur les conditions des enseignants qui ne pourront retourner travailler à l’école, sur l’horaire des étudiants en quatrième et cinquième secondaire. J’espère que les réponses vont venir rapidement, que ce ne sera pas une fois que les professeurs seront rentrés à l’école. Pour qu’on ait le temps de s’organiser , dit-il.

Le président du syndicat des enseignants de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue déplore le fait que le gouvernement n’ait pas annoncé de nouvelles ressources monétaires et humaines. Il ne croit pas que, sur le plan du personnel, ce sera mieux dans la région que ce printemps. Des remplaçants vont probablement devoir voyager entre les classes et entre les écoles, et ils devront faire appel à de nombreux individus plus ou moins qualifiés pour l’emploi.

Sports-études

Yannick Roy affirme qu’ils pourront maintenir l’offre de services de sports-études au Centre de service scolaires Harricana. Les derniers mois d’école au printemps leur ont permis de bien se préparer pour la rentrée. Il soutient qu’ils sont même déjà prêts pour l’enseignement à distance, dans le cas d’une éclosion de la COVID-19.

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